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Pendant quatre ans, la Grande Guerre, "la Der des ders", déchaîna le monde. Les hommes d'Etat et les généraux, en retrait de la tourmente, envoyèrent des millions de soldats anonymes à la mort lors de combats inutiles. Le front italien s'étendait le long de la frontière qui séparait l'Italie de l'Empire Austro-hongrois ; la plupart des combats avaient lieu dans les régions montagneuses que l'Italie, membre des pouvoirs Alliés, réclamait à l'Autriche, membre des pouvoirs Centraux. Les deux armées s'affrontèrent dans une guerre des tranchées transposée sur les hauteurs du Trentino, des Dolomites, et du Caporetto. A la fin de l'année 1916, Pietro Aquasanta, un soldat italien, revient sur les lieux de son enfance, dans les montagnes du Trentino ; mais à la place du monde de merveilles et d'aventures dont il se souvient, il trouve un lieu de mort, de désespoir, où les éléments sont aussi dangereux que l'ennemi. Les soldats des deux armées craignent plus que tout autre arme la Mort Blanche, des avalanches provoquées par des tirs de canons, et qui, comme la guerre, écrasent tout sur leur passage. Une œuvre forte qui est devenue une référence du genre.  - Michaël



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Les Willoughby sont une bien drôle de famille. Tim, Barnaby A, Barnaby B et Jane, les quatre enfants, se verraient bien comme ces orphelins qui vivent des aventures en tous genres dans des vieux livres poussiéreux. Seulement voilà, ils ont un problème : des parents. Des parents qui ne connaissent même pas leurs prénoms. Déterminés à devenir orphelins, ils vont tout faire pour se débarrasser d'eux… 

Des enfants malheureux, des parents exécrables, une nounou, un vieux milliardaire esseulé, un bébé abandonné : tous les ingrédients d'un "roman vieux jeu" sont là, et d'ailleurs la narration n'est pas sans rappeler les fameux Orphelins Baudelaire… en moins dramatique ! De situations absurdes en dialogues décalés, ce roman est une parodie drôle et percutante des "vieux livres poussiéreux" auxquels il fait référence. On en redemande !

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C’est l’heure de manger chez la famille Rat. Papa a préparé des pommes de terre.
Un vrai délice pour les enfants, mais ils sont cinq et il y a 6 pommes de terre…
Qui aura la chance de la manger en plus… Un véritable casse-tête pour papa Rat.

Simple, mais efficace, cet album pour les tout-petits est un délice.
Les illustrations à la « Disney » sont tout simplement très belles, et les rats trognons à souhait. L’auteur utilise une palette de couleurs réduite : de l'orange, du bleu et leurs nuances. Le tout est rehaussé par une touche de blanc.
Guillaume Bracquemond a également travaillé sur la mise en scène, des plans tantôt larges, tantôt moyens, donnant ainsi beaucoup de rythme à l’histoire.
L’auteur aborde, de façon humoristique, la notion de partage, mais aussi, au détour, la place du papa moderne.

Un album rat’fraîchissant.

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Simon, un jeune Anglais de 14 ans un peu rondouillard, est la tête de turc des gamins du quartier. Cela, il le cache à ses parents, de toute façon trop occupés par leurs incessantes disputes. Cette vie pas vraiment folichonne va vite devenir un grand n’importe quoi le jour où il remporte plus de 16 millions de livres en pariant sur une course hippique…

Si le script de départ à l’air assez classique, il n’en est pourtant rien. Ce récit, drame familial burlesque, est un régal de lecture. Les situations s’enchaînent à un rythme effréné et les dialogues ciselés fusent avec malice pour notre plus grand bonheur. Cette comédie dramatique est huilée comme il le faut, d’une fluidité et d’une limpidité d’orfèvre.
Cependant, ce qui fait la vraie originalité de ce titre, ce n’est pas son histoire, mais bien le traitement graphique choisi par son auteur. Oubliez le style franco-belge, japonais ou états-uniens, les aquarelles et autres lavis aux nuances infinies… Bienvenue à l’ère du « stylisé » ! Le récit est illustré d’un point de vue inhabituel : les scènes d’intérieur et d’extérieur nous sont rendues en mode aérien, où transitent des personnages réduits à un cercle de couleur, reliés par un trait à des zones de dialogues. Déroutant… peut-être un peu au début, mais le procédé fonctionne tellement bien que l’on se l’approprie rapidement.

Textes et illustrations sont étroitement liés, la mise en scène novatrice de Martin Panchaud est un tour de force bluffant !

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Adam Strange, super-héros terrien, est connu pour ses exploits sur la planète Rann. Là-bas, il a endossé le rôle de chef de guerre, luttant et vainquant une terrifiante invasion extraterrestre. Son histoire et ses combats, il les raconte dans un livre au succès fulgurant. Cependant, la véracité de ses dires est mise à défaut par un lecteur, lui reprochant l’omission de nombreux massacres d’innocent·es… Quelques heures plus tard, ce même lecteur est retrouvé assassiné.

« Strange adventures » n’est pas un récit de super-héros traditionnel, non, il s’apparente plus à un récit de guerre dont il est difficile de parler sans trop en dévoiler. Cependant, lorsque l’on referme cette œuvre monumentale de 364 pages d’enquête, de rebondissements et d’émotions, nous restons sans voix, épuisé·es par cette lecture exigeante, par la trame implacable qui nous tient et ne nous libère que bien après avoir refermé ce livre. Cette force narrative est l’apanage des auteur·rices états-unien·nes qui jouent avec nos nerfs pour mieux les tordre, mieux nous essorer. « Strange adventures » est une étude, un questionnement sur la guerre, les choix, les actes et leurs conséquences.

Côté illustrations, deux artistes se partagent le travail : l’un pour la partie du récit se déroulant dans le présent, l’autre pour la partie située dans le passé. Cette dualité de style permet aux lecteur·rices de voyager facilement dans le temps, mais aussi d’apprécier en parallèle, le travail de deux artistes de qualité.

« Strange adventures » est un bien plus qu’un récit de super-héros, il est un questionnement sur notre humanité… rien que cela !

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Cette bande dessinée sur la Corée du Nord fait
froid dans le dos. Elle s’inspire d’un ouvrage témoignant d’un homme né
dans un camp de travail en Corée du Nord qui finit,
après de nombreuses années, par s’échapper (cf « Rescapé du camp 14 »). Bien documenté, Aurélien Ducoudray nous livre un récit qui a pour ambition de nous immerger dans ce pays à travers le regard d’un enfant. Pour lui l’art de la BD est un moyen comme un autre de nous faire prendre conscience du monde qui nous entoure : « J'ai l'impression, aujourd'hui, de faire davantage mon travail de journaliste en écrivant des fictions. J'étais photo-reporter
et ce qui me plaisait c'était de passer du temps avec les sujets. Et là
c'est pareil, je retrouve cela ; quand on est dans l'écriture pure, on
passe du temps avec les personnages. 
». Le pari est réussi car à la
lecture de ce récit nous ne pouvons feindre une certaine tristesse vis à
vis de Jun Sang, protagoniste fictionnel de l’histoire, mais qui, de
toute évidence, est un porte-parole de toutes ces victimes inconnues.  -
Michaël

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Momo est une petite fille vive, turbulente mais attachante. Elle vit avec sa grand-mère et attend impatiemment le retour de son père, parti pêcher au grand large. Pour s'occuper, elle jouit de son imagination pour vivre des aventures. Hélas la réalité reprend toujours le dessus et sa vie va en être bouleversée... Un très beau titre jeunesse destiné à tous les publics. Tendre, mélancolique, mais plein d'humour, il est une réusite scénaristique. L'illustrateur, à la technique proche de Bastien Vives, dessine Momo avec brio et nous propose un personnage à la tronche adorable. Vous recherchez de la douceur dans ce monde, alors laissez-vous prendre par ce titre qui vous rechauffera le coeur.  - Michaël

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4
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Selon sa tante, Miyo est une bonne à rien, pourtant elle va réussir à décrocher un emploi dans la boutique de M. Momotoshi, un marchand excentrique spécialisé dans l’importation de toutes sortes de babioles. Une nouvelle vie commence donc pour la jeune orpheline qui va devoir apprendre de nouveaux codes de conduite mais également mettre à profit son talent de divination... Que voici un manga fort sympathique qui devrait trouver un plus large public que celui habitué au genre. Nous sommes sur un récit de type « seinen », destiné aux adultes, mais qui présentement peut être lu par un plus jeune public tant l’histoire est délicate et délicieuse. Nous suivons donc Miyo, tendre et attendrissante avec ses côtés un peu gauche et sa timidité propres aux personnes ayant été dévalorisées dans leur enfance. Même si cela ne constitue pas la trame principale, on devine que Miyo va s’épanouir en trouvant écoute et stimulation auprès de cet étrange M. Momotoshi. Cette intrigue, qui sera le fil conducteur de cette œuvre en 6 volumes, est distillée dans les nombreuses histoires que nous proposent le manga. Les différents chapitres proposent à chaque fois la découverte d’un objet occidental de la fin du 19e siècle et une fiche explicative de son fonctionnement. Loin d’avoir livré tous ses secrets dans ce premier volume, nous attendons avec impatience d’en savoir plus sur le don de divination de Miyo, qui devrait par la suite se montrer d’une extrême importance…  - Michaël

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"Trois fois la colère" est une fable médiévale située dans les Alpes, à l’époque des croisades. Dès les premières pages, on est happé par une scène saisissante : une jeune fille tue son grand-père d’un coup d’épée. Ce geste inaugural donne le ton d’un récit où la violence des hommes se heurte à la colère des femmes.

L’histoire s’articule autour de Gala, victime du viol de son père, le seigneur Hugon, homme cruel et sanguinaire. De cette agression naissent trois enfants marqués du sceau familial : Reine, Éphraïm et Mange-Ciel. Chacun est confié à un destin différent, et c’est à travers leurs trajectoires que se dessine une fresque sombre, poétique et profondément humaine.

Laurine Roux, interroge sur les rapports de pouvoir, la vengeance, les identités à reconstruire, et la révolte. Son écriture ciselée, empreinte un vocabulaire moyenâgeux, nous immergeant ainsi au cœur de l’époque. Les personnages féminins sont dotés d’une grande solidarité. La nature, omniprésente, devient un personnage à part entière : protectrice, menaçante, elle abrite les bannis, les innocents, les sorcières.

Il faut également saluer la beauté de l’objet-livre : chaque chapitre s’ouvre sur de fines illustrations de feuilles et de fleurs, soulignant encore d’avantage le rôle essentiel de la nature dans le récit.

Un roman puissant et percutant qui dérange autant qu’il émeut.

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  Le vent, la marée et le soleil l’indiquent. Il est l’heure de partir. L’heure de partir pour le sud, vers les pays chauds, mais avant, un long périple les attend… A travers les yeux d’un oiseau migrateur, « Vers le sud » nous parle de ces longs voyages de plusieurs milliers de kilomètres que font ces volatiles deux fois par an. Cet album aux magnifiques couleurs pastels et aux illustrations simples nous donne à voir les paysages qui défilent et nous raconte l’expérience de la migration : tenir le rythme, utiliser les courants aériens pour se laisser porter et finalement arriver au bout d’un périple difficile, à la terre promise. Et entre temps, survoler les activités bien étranges des humains, encore plus vues du ciel... Un album court et accessible qui permet d’introduire avec justesse la notion de migration ornithologique auprès des enfants.

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Bernard Mélois, célèbre sculpteur sur émail, a fait de sa vie une œuvre d’art.
Se sachant condamné par un cancer, le père de famille compte bien orchestrer ses funérailles et en faire un ultime moment de fête.
Pendant quelques semaines, nous allons suivre Clémentine, ses sœurs et sa mère dans la préparation de ce départ.  Commander un cercueil et le peindre en bleu, émailler la croix, vider l'atelier de tous ses objets émaillés pour que l'artiste puisse retourner une dernière fois dans son antre, choisir les musiques de la cérémonie d'enterrement…
En se lançant à corps perdu dans les dernières volontés de Bernard, ses proches souhaitent rendre hommage à l’artiste qu’il était, mais surtout au mari et père idéal.
Chaque détail des préparatifs est l’occasion de plonger dans l’histoire et les souvenirs de cette famille unie par l’amour et la joie.

Un récit intime, très touchant, qui aborde avec humour, simplicité et tendresse des thèmes profonds comme le deuil et la transmission à travers l’art.

« Alors c’est bien » est une lecture qui résonne avec chaleur et humanité, nous rappelant la beauté de la vie même dans les moments difficiles. Une belle invitation à réfléchir sur ce qui compte vraiment.

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Natan n’est pas né au bon endroit. Il est Érythréen et pour oublier la misère et la dictature, son père et lui fuient en Éthiopie. Là-bas, les conditions de vie sont les mêmes : misère, famine et violences étatiques. Alors, une nouvelle fois, il se résigne à partir, mais pour l’Europe. Hélas, ce voyage va être également source de bien des malheurs…

Bande dessinée, coup de poing, coup de gueule, « Khat » est un récit violent, un miroir qui nous projette notre inhumanité en pleine face. Inspiré des récits de migrants, Ximo Abadía raconte ces êtres dont les vies ne sont que souffrances et tortures… et cela encore et toujours au 21ème siècle !?
Cette bande dessinée s’adresse à tous les publics, enfants comme adultes, elle agit comme un rappel à la tolérance et à l’entraide, mais surtout interroge nos comportements, notre société.

Au-delà du sujet, ce titre est écrit et illustré de façon remarquable. Ximo Abadía utilise peu de mots pour conter, mais nous entraine dans son univers via sa mise en scène de couleurs, de formes et sa virtuosité à manipuler les pastels. Le tout forme un album de 144 pages dont chacune est une œuvre d’art.

« Khat » est une œuvre puissante et engagée dont la portée va au-delà du 9ème art.

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Dans cet album joyeux et fantaisiste pour les tout petits, suivez au fil des pages une ribambelle de camions transportant lait, farine et bonbons… Mais où vont-ils ? Chez la pâtissière ! Et pour quoi faire ? Surprise !

Un album ludique et poétique avec des illustrations colorées au pastel et à la gouache qui sauront retenir l'attention des tout petits, tout comme le texte rythmé et en rimes… 

Et la chute, mignonne comme tout, leur plaira tout autant !

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Le lieutenant Yamada n’est plus vraiment l’homme qu’il était. Après la mort accidentelle de sa fille et le départ de sa femme, il est devenu un personnage bien terne, mais comment lui en vouloir ?! Après une descente dans une maison close maquillée en salon de massage, il rencontre Shiori, une lycéenne fugueuse qui lui rappelle sa propre fille. Cette rencontre va le bouleverser et il n’aura de cesse dès lors de venir en aide à cette jeune désemparée... Keigo Shinzo, par le biais de la fiction, nous dépeint un pan peu reluisant de la société japonaise : celui de la prostitution estudiantine. Ces jeunes filles, fugueuses et/ou sans un sou, pour survivre ou continuer leurs études, sont abusées par des hommes peu scrupuleux. Problème social alarmant, le « JK business » (JK pour Joshi Kosei qui se traduit par lycéennes japonaises) attire malheureusement beaucoup de filles qui, dans l’idée de se faire beaucoup d’argent en peu de temps, tombent rapidement dans la prostitution, aux griffes de la mafia et mettent leur vie en danger. L’auteur alimente également le récit par un autre élément dramatique, celui du deuil et de l’absence. Chaque personnage incarne une forme de désespoir, d’appel au secours, qui, s’il est crié par l’un·e est entendu·e par l’autre. On ne tombe pas dans le misérabilisme, certainement pas, mais plutôt dans une forme d’espoir en la nature humaine. Car, ce qui ressort le plus, à la lecture de cette bande dessinée, c’est avant tout la bonté et l’amour. Les illustrations, en noir et blanc, sont classiques, mais l’auteur nous gratifie par moment de gros plans extrêmement expressifs des visages de nos personnages, changeant ainsi le rythme de l’histoire et accentuant aussi son aspect dramatique.  « Mauvaise herbe » est un titre sociétal à l’aspect rude, mais profondément humain.  - Michaël

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En partant à la chasse, un paisible marchand sauve la vie d’un serpent. Il ne se doute pas que ce geste de bonté va le faire basculer dans un monde étrange, magique et peuplé de créatures incroyables. Il devra alors apprendre à composer avec l’inexplicable et surtout faire des choix, des promesses qui auront des conséquences bien plus douloureuses qu’il ne pense... « Le roi des oiseaux » est une bande dessinée jeunesse inspirée du folklore russe. On y trouve une variété de personnages attachants et hauts en couleur. Ils ont pour lien le marchand, qui joue le rôle de provocateur de destins. Le récit est riche en actions et se compose de différentes parties. Elles constituent chacune, à n’en pas douter, la relecture d’un conte russe. Liées, elles offrent une saga mémorable où l’on ne s’ennuie jamais. Les valeurs telles le courage, l’honneur et la générosité transparaissent à la lecture de cette œuvre dont les épreuves sont certes multiples pour nos héros, mais dont le message est résolument positif. Alexander Utkin n’est pas seulement un conteur hors pair, il est également un illustrateur de classe mondiale. Ses illustrations sont magnifiques, un style rétro, des couleurs chatoyantes : il offre des planches tantôt douces, tantôt impressionnantes, mais toutes d’une exceptionnelle beauté. « Le roi des oiseaux » est une œuvre remarquable qui fascinera les enfants comme les adultes par sa profondeur et son univers foisonnant.  - Michaël

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L'auteur, autiste Asperger, nous raconte avec humour sa participation au jeu de Questions pour un champion. Roman drôle construit sur le rythme de l'émission télévisée, situation cocasses. Le lecteur se glisse aussi dans les coulisses de l'émission. Clins d'oeil critiques de la part de ce personnage, sans ihnibition qu'est l'auteur. Et, pour ceux qui aiment : l'occasion de répondre aux multiples questions. Un réel divertissement, mais aussi l'occasion d'aborder la différence à travers le vécu d'Olivier Liron     
                                                                                                                                                                                                                       C.