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Conseils lecture

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Dans la vie, Monsieur Grumpf aspire à une seule chose : sa tranquillité. Alors, lorsqu’il désire simplement balayer l’amoncellement de feuilles qui s’accumule devant chez lui et que, toutes les cinq minutes ses voisins viennent le déranger : l’agacement se fait sentir... Voici une petite bande dessinée très agréable à lire, une véritable promenade automnale. Ce titre est destiné aux plus jeunes à partir de 5 ans. Bien sûr, l’enfant devra être accompagné dans sa découverte de l’album. En effet, même si ce titre a été conçu sans texte, quelques dialogues animent tout de même l’ensemble. L’enfant y découvrira les valeurs de l’amitié, de l’entraide et de la générosité. De façon ludique, il abordera aussi le thème des saisons. Pour ce premier tome d’une série de quatre, l’automne est la trame de fond. Avec subtilité et tendresse, Dav évoque les changements qui s’opèrent dans la nature : hibernation, chute des feuilles... Le tout distillé dans une histoire touchante, dont le héros grognon a peut-être un plus gros cœur qu’on ne le croit. L’auteur peaufine l’œuvre par des illustrations animalières efficaces, au trait sûr et expressif teinté d’un bel orange de saison.  - Michaël

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Vouloir être un bon papa, ce n'est pas toujours facile, surtout lorsque le fiston est très demandeur et qu'on ne sait pas dire non !

Il aura fallu pas moins de six mains et donc trois auteur·rices pour confectionner cette surprenante histoire. Le résultat est une création à nulle autre pareille. Loin des traditionnels albums jeunesse, aux belles histoires et à la morale irréprochable, « Papa ! Papa ! Papa ! » nous entraîne dans un récit où l'absurde et l'humour sont de mise. Cela fonctionne et nous rions à voir ce pauvre papa répondre, tant bien que mal, aux différentes sollicitations de son garnement. Nous nous esclaffons lorsqu'enfin arrive le dénouement, avec une chute qui se montre également très attendrissante. Parents comme enfants seront pris d'une irrésistible envie de rire. Ce livre est donc à déconseiller pour une lecture du soir, mais totalement prescrit pour une lecture matinale afin de s'assurer d'une joyeuse journée. Les illustrations d'Anouk Ricard, au style faussement naïf, collent parfaitement au ton et à l'humeur du texte. Elles sont colorées et cocasses et les personnages amuseront les enfants.

« Papa ! Papa ! Papa ! » est un album, certes court, mais qui donne une satanée banane.  - Michaël

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La bande dessinée jeunesse est souvent, à tort, considérée comme de la sous-culture, de la non littérature. Cela est peut-être dû aux nombreuses séries humoristiques que nous proposent les éditeurs et surtout aux nombreux clichés qui sont encore hélas de nos jours toujours véhiculés par des incultes à propos de la BD. Pourtant si l’on prend la peine de regarder ces titres jeunesses, il y a certes les séries humoristiques, mais également des titres plus intimes, parlant de sujets sociétals, médicals, historiques... Rescapé de la Shoah est un de ces titres, au sujet grave et douloureux. Bien sûr certains parents ne souhaiteront pas que leurs enfants lisent un tel livre, ce serait bien dommage. Car pour appréhender le monde, ne faut-il pas le connaître ? Pour lutter contre les préjugés, ne faut-il pas éduquer ? Zane Whittingham et Ryan Jones l’ont bien compris et nous proposent un titre d’une forte émotion. Ces témoignages d’adultes, qui enfants ont échappé à la Shoah, sont bouleversant. La technique narrative et graphique est sans faille et restitue parfaitement le drame qui s’est joué durant ces années de honte. Un livre à lire, à faire lire pour prendre ensuite le temps d’échanger.  - Michaël

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Ce voyage en voiture semble durer une éternité pour le jeune Oskar, surtout qu’à l’avant ses parent·es ne cessent de se disputer ! Alorspour tromper l’ennui et peut-être un mal-être bien plus profond, il se réfugie dans son imaginaire assez sinistre…

Il aura fallu plus de 8 ans à Brandon Jelinek pour réaliser cette oeuvre monumentale. Huit années d’un travail acharné, entre écriture et illustration, pour construire un récit psychologique et métaphorique. Au final, grand bien lui en a fait, puisqu’il remportera le "Grand prix" du festival international de bande dessinée de Pologne en 2015 et les prix Muriel Awards dans les catégories "Meilleur livre original" et "Meilleur scénario original 2016". Cependant, la lecture de cette bande dessinée n’est pas chose aisée, son côté sombre, voire glauque, pourra être rédhibitoire pour certain·es lecteur·rices, de même que la frontière entre rêves et réalité est souvent ténue, et au final un trouble persiste. Quoi du vrai, quoi du faux ? Peut-être que l’important n’est pas là, peut-être qu’il ne faut y voir qu’un moment onirique dont l’essence est l’imagination du personnage, mais aussi et surtout la nôtre…

Quoi qu’il en soit, « Oskar Ed » ne laisse pas indifférent. Ce road trip nous entraîne dans un voyage surprenant, allant de surprises en révélations. L’histoire est addictive et nous scotche totalement avec sa conclusion.

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C’est l’histoire d’un jeune homme qui a tout perdu. Alors sur les conseils d’un escargot, il décide d’aller voir « celui-qui-sait-tout », un vieil ermite vivant en haut de la montagne. En chemin, il va faire d’étranges rencontres, mais rien ne pourra le détourner de sa quête : retrouver sa chance... Que voici un album étonnant ! Destiné à un public jeunesse, il s’adresse également aux plus grand·es. Certain·es y verront une bonne petite comédie alors que d’autres y décèleront un message beaucoup plus subtil. Car ne vous y trompez pas, ce titre, certes court, invite à une certaine réflexion. La chance, ou par extension le bonheur, sait-on simplement le reconnaître et le saisir lorsqu’il se présente à nous ? Une question bien philosophique qui ne trouvera pas de réponse en seulement  30 planches, mais que ce charmant récit éveille. Pozla illustre son propos de façon dynamique, pas de gaufrier apparent, mais des vignettes sans bord et parfois sans décors donnant rythme et aération. Le trait est également vif, nerveux, rehaussé d’un lavis de couleurs restreintes. « L’homme qui courait après sa chance » fait partie de l’excellente collection jeunesse « Les enfants gâtés » de Delcourt, une histoire complète dans un format de récit court dont les pages très grandes, laissent plus de place à l’émerveillement.  - Michaël

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Jouer, aimer, câliner, grandir en découvrant le monde qui nous entoure est le quotidien des petit·es.

Cet album retrace toutes ces premières fois, ces moments de bonheurs simples partagés entre le bébé et ses proches. Sous forme d’imagier, chaque double page met en parallèle deux situations qui se répondent. D’un côté chez les animaux, de l’autre chez les humain·es. Le premier bain, le parfum d’une fleur, une balade…

Les illustrations sont très douces, avec une impression de relief et de brillance. Le texte simple et fluide accompagne subtilement l’ensemble. Le format cartonné s’adapte parfaitement aux manipulations des jeunes lecteur·ices. 
C’est un très bel objet livre, attendrissant, touchant qui nous rappelle l’émerveillement des premières découvertes et émotions.

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Lord Handerson, un héritier fortuné, conçoit un test pour choisir sa future épouse : chaque candidate doit passer une nuit dans son château. Mais parmi toutes celles qui s'y essaieront, ce n'est ni une princesse ni une riche héritière qui retiendra son attention : Sadima, une jeune femme de chambre, décide de passer le test. Elle découvre lors de son séjour d'étranges phénomènes surnaturels…

Dans ce roman drôle et original, Flore Vesco réussit le pari d'une réécriture féministe d'un conte qui ne l'est pas vraiment, la princesse au petit pois. Avec sa plume toujours riche et créative, elle y aborde l'amour, le mariage, le rapport au corps, la découverte de la sexualité, la confiance en soi… 

L'héroïne, maligne et audacieuse, brise tous les stéréotypes de genre, questionne les notions de couple et d'amour, et nous sert des réflexions et des dialogues savoureux tout au long du livre.

Une réussite !

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Dans un monde peuplé de créatures de toutes sortes, il existe un marteau magique qui apparaît de temps en temps et celui ou celle qui arrive à le brandir fera un voyage qui changera à jamais le cours de sa vie. Nombreu·ses sont celles et ceux qui s’y sont essayé·es, malheureusement il y a peu d’élu·es et pour la personne choisie, une quête mystérieuse à laquelle elle ne peut échapper commence dès lors. Melina, petite fille d’à peine une dizaine d’années, en est aujourd’hui la détentrice. Malgré son jeune âge, elle doit quitter sa famille pour vivre son aventure, il ne peut en être autrement… « Hammerdam » est un énième récit fantastique pour la jeunesse, mais avec un je ne sais quoi en plus, le petit truc qui le place au dessus de tous. Le récit principal est somme toute classique et c’est grâce à l’apport des histoires parallèles des seconds couteaux que ce titre prend tout son relief. Elles et ils sont d’une richesse et d’une originalité folle, aux caractéristiques étonnantes. Cet ensemble éclectique forme une bande détonnante qui fonctionne à merveille. Le personnage principal semble pour le moment bien calme, voir terne, mais on y décèle tout de même une force interne qui pourrait bien se faire jour dans le prochain tome. On ne sait rien du voyage à venir, mais ce n’est pas grave tant ce premier volume est complet, riche de trouvailles fort amusantes. Les illustrations d’Enrique Fernández sont également épatantes. Case après case, il crée un univers aux teintes feutrées, tantôt épuré, tantôt fourmillant de milles détails. Maintenant, hélas, il nous faut attendre le tome deux, mais rassurez-vous nous ne l’oublierons pas.  - Michaël