Conseils lecture
Souvent on me demande si nous avons des « romans graphiques », ce à quoi je réponds systématiquement : « De la bande dessinée, mais bien sûr ! ». Vous l'aurez compris, pour moi ce terme est souvent inapproprié et est surtout employé pour se détacher du terme générique « bande dessinée » qui véhicule malheureusement encore aujourd'hui de nombreux clichés. Mais il arrive parfois qu'entre nos mains nous détenions un livre hybride, doté d'un délicat mélange de textes et d'illustrations, imbriqués les uns aux autres et ne pouvant exister l'un sans l'autre. « Radioactive » fait partie de ces livres qui sont le parfait exemple de ce qu'est le vrai « Roman graphique ». Son esthétisme, son partie pris graphique, composé de peintures, de photographies et de cyanotypes en fait une oeuvre éblouissante et inspirante. Son propos, une biographie de Marie et Pierre Curie, est passionnant. Nous suivons ce couple hors du commun, de leur rencontre jusqu'à leur mort. Nous réalisons la grandeur de leurs travaux, de leurs découvertes et comprenons pourquoi encore aujourd'hui, ils sont admirés dans le monde entier. Certes par moment, le texte peut paraître technique, scientifique, mais il reste tout de même abordable. Le fil conducteur de l'oeuvre est de mettre en parallèle deux forces invisibles, la radioactivité et l'amour, cela fonctionne plutôt bien, même si scientifiquement parlant, elles ne sont pas comparables. « Radioactive » est une oeuvre rare, exigeante et profondément humaine qui a été le premier roman graphique sélectionné dans la catégorie non-fiction du National Book Award.
Sandy est une jeune écolière un peu rêveuse. Sa passion, c’est le dessin et elle est plutôt très douée. Elle dessine tellement bien que l’on dirait que ses personnages sont vivants. Seule, elle arrive à créer tout un univers enchanteur. Hélas, ce monde aux merveilles va basculer dans l’horreur avec l’arrivée d’une nouvelle élève quelque peu étrange. Ce don pour le dessin ne sera plus une bénédiction, mais un fardeau, une malédiction... Petite pépite colombienne, Des lumières dans la nuit est destiné à la jeunesse, mais loin d’être simpliste ou édulcoré, le récit est dense et inquiétant comme il se doit. L’histoire nous plonge dans un univers onirique original. Il nous tient en haleine sans dévoiler, à aucun moment, une piste ou quelques indices sur la conclusion de l’œuvre. Alors impuissant, nous ne pouvons que ressentir cette crainte qui grandit et habite notre héroïne. Sans projection, nous ne pouvons plus que nous délecter des magnifiques illustrations de Lorena Alvarez qui manie avec brio les arts subtils que sont la mise en scène, le cadrage, le découpage et la colorisation. Sombre et efficace, ce récit s’adresse aux enfants en recherche de frissons, mais pas trop quand même... Michaël
Jaromil, trompettiste, « nègre à moitié », a le Jazz à l’âme.
Un jour il reçoit dans sa boite aux lettres, un colis contenant : un courrier, des cassettes audio, un disque ‘’ Mo’ Better Blues’’ du groupe ‘’The Brandford M. Quartet’’, et la photo troublante d’un homme lui ressemblant trait pour trait.
Bouleversé par cet héritage du père qu’il n’a jamais connu, il part en quête de réponses et écrit à sa fille chérie pour lui dire, tout lui dire.
Marc Alexandre Oho Bambe, est poète, écrivain et slameur (connu sous le nom de Capitaine Alexandre).
Ces trois univers se retrouvent parfaitement dans la construction de ce livre.
La narration de l’histoire du musicien est entrecoupée de poèmes, de lettres pour Indira sa fille et des enregistrements de son père.
‘’Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé ‘’, aborde des sujets forts comme la paternité, l’absence, la solitude, l’amour, le racisme, la vie de tournée. Avec toujours en toile de fond le Jazz.
J’ai adoré cette lecture, entre roman et poésie. Je me suis laissée embarquée par le style atypique de l’auteur, ses personnages touchants, son ode à l’amour et à la musique.
Un magnifique récit puissant et émouvant.
En ces temps anciens, la paix est très fragile. Toutes les races - Hommes, Trolls, Dieux etc. - vivent loin les uns des autres, ce qui évite de nombreux conflits. Malheureusement, des signes de mauvaise augure sont annonciateurs de malheurs. Une nouvelle guerre semble sur le point de faire basculer le monde dans les ténèbres. A moins que le courage d’une bande de joyeux lemmings ne chamboule les plans d’un destin qui s’annonce bien sombre. Voici une nouvelle fois un titre jeunesse de grande qualité : de l’action, de l’humour, du suspense et du courage... Bref, de quoi ravir un large public. Crisse, auteur prolifique de sagas fantastiques pour ado/adultes, nous conte, sans raccourci ni facilité, un récit de haute tenue. Les éléments s’enchaînent parfaitement et nous tiennent en haleine jusqu’à la fin de l’album. L’illustration de Fred Besson plaira à n’en pas douter, avec des dessins soignés et classiques, facilement lisibles pour les plus jeunes. Seul petit bémol, devoir attendre la suite ! - Michaël
Comment supporter d’avoir une chance insolente, échappant à toute logique, alors même que l’on est statisticien et que l’on considère cette science comme le fondement de sa propre vie ? Voilà la question existentielle que pose avec beaucoup d’humour ce roman rocambolesque. Comment expliquer l’inexplicable ? Et à quel saint se vouer ? Nous suivons les péripéties du héros à travers Londres à la rencontre de gourous et psychiatres en tous genres. L’occasion de nous décrire avec force sarcasmes et dérision nos penchants contemporains pour les maîtres à penser.
Il y a dans ce personnage un peu de Belmondo dans « Les tribulations d’un Chinois en Chine », une pincée de Monty Python pour le sens de l’absurde et beaucoup de Hugh Grant (dans ses meilleurs films) pour l’autodérision, le flegme et cet humour « so british » (même si l’auteur est italien) omniprésent tout au long du récit. Je vous recommande fortement cet ouvrage, très mouvementé, drôle et intelligent, dans lequel on ne s’ennuie jamais. Un roman feel-good d’une grande qualité.
J’aurais pu dire aussi, si j’avais travaillé à la grande librairie : « Entre fable philosophique et conte burlesque, le livre de Fabio Baca nous invite à une déambulation existentielle dans les rues de Londres. Il nous accompagne, finalement, à la découverte de notre subconscient. Et, par son approche à la fois comique et socratique, nous pousse à accoucher dans la douceur de notre propre interprétation de l’au-delà ».
Alléluia mes frères ! Et bonne lecture.
Réchauffement climatique,révolution numérique,intelligence artificielle,et immortalité. L'auteur, tout en jouant avec les codes du roman d'anticipation, nous met en garde contre une socité du tout numérique et de profit au dépens de l'humain. Le récit n'est qu'un prétexte pour endre compte de l'avancée du pouvoir des GAFA. A lire de toute urgence. - Catherine
Petite devinette : où peut-on partager une bière avec un banquier espagnol tatoué de la tête aux pieds et une enseignante de maternelle aux cheveux rouges déguisée en Vampirella, tout en écoutant en live, le plus grand chanteur de tous les temps, j’ai nommé le merveilleux Iggy Pop et ses fabuleux Stoogies ? Où peut-on danser un pogo avec un chef d’entreprise suédois, un chômeur de Liverpool et une factrice d’Argenteuil ? Où peut-on léviter à deux mètres du sol soufflé par des enceintes hautes comme des immeubles entourés de bisounours déguisés en gros méchants ?
Je vous le donne en mille Emile au HELLFEST, qui contrairement à ce que son nom indique, constitue pour beaucoup de quarantenaires biberonnés aux AC/DC, KISS, Trust et autre Metallica un paradis sur terre et non un enfer.
Pourquoi ? Pour la musique évidemment, mais pas que. Pour le folklore, oh oui ! Pour cette énorme sens de la dérision et du loufoque qui anime tous et toutes les participant·es. Pour le magnifique tonneau des Danaïdes que représentent les 16 bars qui déversent chaque année, avec modération bien sûr, 1 080 000 demis de bière sur la foule pas uniquement assoiffée de sang, comme le voudrait la légende.
C’est cette ambiance si particulière et cette atmosphère complétement déjantée que ce très beau livre et ses splendides photos vous invitent à découvrir. Vous y trouverez aussi une annexe très bien faite qui mesure en chiffres et en diagrammes ce que représente le Hellfest : 844 00 festivalier·ère de 70 nationalités différentes accueillis depuis 2006, 3000 bénévoles... Enfin pour les plus mélomanes (eh oui on utilise aussi ce terme pour les amateur·rices de Death Metal), l’ouvrage est une encyclopédie très complète de la musique Metal, puisqu’il contient une fiche sur chaque groupe ayant participé à l’événement et ils sont pléthoriques.
Pour ceux qui voudraient prolonger l’expérience et retrouver un peu de l’univers rock, trash et foutraque du Hellfest en roman, je vous conseille « Le livre sans nom » de la série « Bourbon Kid » disponible dans le rayon Mondes étranges de votre médiathèque.
Ouvrez Wayward Pines : vous partez pour un voyage sans retour.
Ouvrez Wayward Pines : vous devenez Ethan Burke, agent des services secrets américains.
Et vous n’en sortirez pas indemne.
Doute. Peur. Folie. Rage. Désespoir.
Vous passerez par tout ça — si vous êtes assez courageux.
Wayward Pines se dévore. Le suspense est intense. Le héros, charismatique.
On ne sait pas où l’on va… mais une chose est sûre :
il y a une fin à tout ça.
Osez l’aventure…



