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À force d'écouter aux fenêtres d'une maison, Renard 8 a appris notre langue. Il ne sait pas encore très bien écrire, mais il a des tas de choses à dire aux "Umins" - ceux qui se permettent de détruire son lieu de vie. Il décide donc de leur écrire, en espérant toucher le cœur de certains… 

Et il a touché le mien ! En plein dans le mille. Comment ne pas être ému par un animal qui découvre la méchanceté des hommes ? 

Renard 8 apporte un regard nouveau sur l'humanité, un regard que l'on devrait tous avoir : une vision du monde ou la cruauté envers les animaux est impensable.
Son écriture, avec toutes ses erreurs, peut être déroutante, mais elle est surtout pleine de poésie. Je salue le travail d'écriture et de traduction qui nous emmènent au plus près du Renard, de sa naïveté, de sa découverte de la langue et du monde des humains, et qui m'a arraché plus d'un sourire. 

"Si vous voulez que ça finisse bien, esseillez d’être plus gentits."

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Zidrou, auteur prolifique s'il en est, nous livre une fois de plus un récit teinté d’humanisme et d’émotions.  Pas de mièvrerie ou de sentimentalisme exacerbé, non simplement le ton juste. Cette fois, il aborde le thème de l'adoption, vu, non pas des parents ou de l'enfant, mais des grands-parents. Car, peut-on accepter aussi facilement d’être grands-parents, grand-père, d’un enfant que l’on ne connait pas et qui n’est pas de votre sang ? Après un début poussif, le récit se met en place, et nous nous laissons embarquer par ce duo improbable.  Illustré subtilement par  Arno Monin (voir page 48), le découpage se met au service du récit et lui rend honneur. Une série à suivre...  - Michaël

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Un indien, un cowboy, face à face tendu pour un duel au soleil qui s’annonce sanguinaire... Enfin peut-être... À moins que... Sauf si...  « Duel au soleil » est plutôt considéré comme un album jeunesse, mais je le place bien volontiers dans la catégorie de « Mes premières bandes dessinées ». Pourquoi ? Parce qu’il possède de nombreux codes narratifs des 9e et 7e arts. Je m’explique, lorsque l’on ouvre l’album, on découvre de très belles illustrations pleine planche dont les cadrages varient de page en page. Tantôt « plan d’ensemble », tantôt « gros plan », voire « très gros plan », Manuel Marsol dynamise son récit par cette narration particulière qui permet d’installer un certain suspense. Très peu de texte utilisé, placé à la manière de phylactère, mais sans la bulle. Tout est visuel et permet aux plus jeunes et aussi aux plus vieux de comprendre que la lecture n’est pas faite que de lettres et de mots : elle se trouve également dans l’organisation des différentes illustrations. Cette mise en scène technique pour raconter une histoire est une réussite. La trame narrative est quant à elle originale, ce duel tourne à l’absurde et nous sommes touchés par ces deux personnages, si différents et si proches à la fois...  « Duel au soleil » est à découvrir car il vous fera rire et est par ailleurs une bonne approche pour comprendre l’art de la mise en scène, trop peu souvent étudié et pourtant sans doute bien plus important que l’illustration elle-même.  - Michaël 

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Dans la petite ville de Monta Clare, nichée dans la région des Ozarks, Patch, 13 ans, disparaît après avoir sauvé une adolescente d’un enlèvement. Saint, sa meilleure amie, met tout en œuvre pour le sauver. Lorsqu’il est retrouvé plusieurs mois plus tard, presque mort, il prétend avoir été séquestré avec une jeune fille, Grace, qui reste introuvable. Beaucoup pensent qu’il délire, mais lui et Saint feront tout pour la retrouver…

 

Chris Whitaker signe un roman magistral. S’étalant sur plus de trente ans, ce récit imprévisible met en œuvre des émotions complexes et bouleversantes. L’auteur dissèque avec beaucoup de finesse la psychologie des personnages, tous plus attachants les uns que les autres. Toutes les nuances de la nuit montre le talent de Chris Whitaker pour explorer en profondeur les troubles de l’adolescence et la façon dont les traumatismes pèsent sur l’âge adulte.

 

Dans la quête de Patch et Saint, chaque élément a un rôle à jouer et rien n’est laissé au hasard. Des révélations toujours inattendues font monter la tension, et l’auteur nous fait avancer dans un univers oppressant, entre espoir et désespoir : on passe par toutes les émotions.

 

Un livre magnifique et époustouflant, qu’on lit d’une traite malgré ses 800 pages : les chapitres très courts rendent la lecture dynamique et on ne peut plus lâcher ce récit prenant. Un roman noir, mais aussi tellement lumineux grâce à ses personnages : Saint, Patch, Norma, Sammy, Misty… débordants d’humanité, d’amitié et d’amour.

 

On se souviendra longtemps de l’histoire du « pirate et de l’apicultrice »…

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Dans la petite ville de Monta Clare, nichée dans la région des Ozarks, Patch, 13 ans, disparaît après avoir sauvé une adolescente d’un enlèvement. Saint, sa meilleure amie, met tout en œuvre pour le sauver. Lorsqu’il est retrouvé plusieurs mois plus tard, presque mort, il prétend avoir été séquestré avec une jeune fille, Grace, qui reste introuvable. Beaucoup pensent qu’il délire, mais lui et Saint feront tout pour la retrouver…

 

Chris Whitaker signe un roman magistral. S’étalant sur plus de trente ans, ce récit imprévisible met en œuvre des émotions complexes et bouleversantes. L’auteur dissèque avec beaucoup de finesse la psychologie des personnages, tous plus attachants les uns que les autres. Toutes les nuances de la nuit montre le talent de Chris Whitaker pour explorer en profondeur les troubles de l’adolescence et la façon dont les traumatismes pèsent sur l’âge adulte.

 

Dans la quête de Patch et Saint, chaque élément a un rôle à jouer et rien n’est laissé au hasard. Des révélations toujours inattendues font monter la tension, et l’auteur nous fait avancer dans un univers oppressant, entre espoir et désespoir : on passe par toutes les émotions.

 

Un livre magnifique et époustouflant, qu’on lit d’une traite malgré ses 800 pages : les chapitres très courts rendent la lecture dynamique et on ne peut plus lâcher ce récit prenant. Un roman noir, mais aussi tellement lumineux grâce à ses personnages : Saint, Patch, Norma, Sammy, Misty… débordants d’humanité, d’amitié et d’amour.

 

On se souviendra longtemps de l’histoire du « pirate et de l’apicultrice »…

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Natan n’est pas né au bon endroit. Il est Érythréen et pour oublier la misère et la dictature, son père et lui fuient en Éthiopie. Là-bas, les conditions de vie sont les mêmes : misère, famine et violences étatiques. Alors, une nouvelle fois, il se résigne à partir, mais pour l’Europe. Hélas, ce voyage va être également source de bien des malheurs…

Bande dessinée, coup de poing, coup de gueule, « Khat » est un récit violent, un miroir qui nous projette notre inhumanité en pleine face. Inspiré des récits de migrants, Ximo Abadía raconte ces êtres dont les vies ne sont que souffrances et tortures… et cela encore et toujours au 21ème siècle !?
Cette bande dessinée s’adresse à tous les publics, enfants comme adultes, elle agit comme un rappel à la tolérance et à l’entraide, mais surtout interroge nos comportements, notre société.

Au-delà du sujet, ce titre est écrit et illustré de façon remarquable. Ximo Abadía utilise peu de mots pour conter, mais nous entraine dans son univers via sa mise en scène de couleurs, de formes et sa virtuosité à manipuler les pastels. Le tout forme un album de 144 pages dont chacune est une œuvre d’art.

« Khat » est une œuvre puissante et engagée dont la portée va au-delà du 9ème art.

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C’est l’été dans la grande maison familiale située en bord de mer. Edda et ses trois sœurs regardent la télé, vont se baigner, s’amusent pendant leurs vacances sous l’œil omniprésent du patriarche. Un maillot trop échancré lui déplaît, il faudra en racheter un autre. Les sœurs usent de stratagèmes habiles pour se soustraire à cette autorité, sous l’œil complice de leur mère. La belle harmonie familiale se fendille sous nos yeux lors d’un dîner : Edda annonce avoir passé et réussi le concours d’entrée à la haute école de médecine... ce qui ne rentre pas dans le plan élaboré par le grand-père. La guerre des générations est déclarée et l’émancipation des filles en marche. Dans cette BD, Lucie Quéméner dessine avec brio le portrait sur quatre générations d’une famille issue de l’immigration chinoise, certainement avec authenticité puisqu’elle-même est franco-chinoise. Pour autant, il s’agit bel et bien d’une fiction autour des notions d’héritage et d’émancipation. La kyrielle de personnages crée un univers dont les lignes se rejoignent très habilement et donnent à voir de multiples possibilités autour d’une même problématique. L’autrice a aussi eu l’excellente idée de développer l’histoire de chaque génération, moins pour expliquer des comportements que pour nous raconter des parcours de vies dont les multiples facettes échappent au premier regard, à la première lecture. Dans sa première bande dessinée, Lucie Quéméner nous offre un beau récit plein de force et de sagesse, qui met du baume au cœur. Espérons qu’elle récidive bientôt...  - Aurélie

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Le roi avait tout. Mais vraiment vraiment tout. Tous les jours, il commençait de nouvelles collections puis les rangeait, les classait et les numérotait pendant des heures. Il ne lui manquait presque rien. Ou plutôt, il lui manquait RIEN. Mais où pourrait-il trouver RIEN ?

Dans « Le roi et rien », Olivier Tallec répond avec humour et philosophie à la question : « qu’est-ce que rien ? » Une interrogation bien épineuse sur laquelle adultes et enfants se sont cassés les dents !
A travers ce roi qui a tout et qui veut avoir absolument ce qu’il n’a pas (Rien), l’auteur questionne la société de consommation et notre capacité à accumuler objets et biens qui ne nous sont bien souvent pas très utiles.
C’est un thème qu’il avait déjà abordé lors de ces précédents albums, notamment « C’est mon arbre » et « Un peu beaucoup ». Ici, il trouve un nouvel angle pour aborder ce sujet.

Les illustrations d’Olivier Tallec sont reconnaissables du premier coup d’œil et on retrouve son style caractéristique, accessible et drôle. J’ai aimé le personnage du roi, tout petit, habillé en survêtement jaune et bleu.
Cet album nous offre un message assez limpide : nous possédons bien assez de choses comme ça !

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1939, l’Allemagne et le nazisme envahissent la Pologne et plongent l’Europe dans les ténèbres.  À Varsovie, les personnes de confession juive sont parquées dans une zone : le Ghetto de Varsovie. Il y règne la famine et le désespoir. Irena Sendlerowa, travailleuse sociale, intervient quotidiennement dans le ghetto, apportant nourriture et vêtements. Son humanité et son courage la poussent à sauver des enfants juifs en les faisant s'échapper du ghetto par différents subterfuges, au péril de sa propre vie... Loin des histoires fictives et parfois potaches destinées traditionnellement à la jeunesse, les éditions Glénat nous proposent un récit poignant sur une héroïne bien réelle. Irena Sendlerowa, Juste parmi les nations, a sauvé pas moins de 2500 enfants des griffes de la folie humaine. Son courage est mis en lumière par le travail formidable d’un trio d’artistes conscient de réaliser une œuvre salutaire et d’utilité publique. Ce récit est certes par moment difficile, on y comprend des scènes de tortures, on y côtoie la haine et la mort, mais également l’espoir d’une humanité si fragile. Mettre en avant auprès de nos enfants l’histoire vraie de héros de l’ombre ne peut être que bénéfique. Trop peu exploités, ces récits sont pourtant sources de valeurs positives et de modèles à suivre. Apprenons le bien avant le mal et le monde s’en portera peut-être mieux...  - Michaël

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Au pays imaginaire, les créatures sont nombreuses. Elles attendent impatiemment d’être choisies par un.e enfant pour devenir leur meilleur ami. Beekle, lui, attend depuis longtemps et ça le rend triste. Si bien qu’un jour, il décide d’inverser les rôles et de trouver par lui même son enfant. Pour cela, il doit réaliser l’impensable : partir pour le monde réel... Little Urban nous propose de découvrir un personnage original et attachant : Beekle, l’ami imaginaire. Cette créature sensible et expressive, dont le graphisme « simplifié » permet à chacun de se l’approprier, pourrait devenir une référence jeunesse incontournable. Abordant des thématiques importantes de l’enfance - la solitude, l’amitié et sans en avoir l’air, la créativité - le récit nous plonge dans notre propre enfance et l’angoisse de se faire un tout premier ami. Subtil et efficace,  cet album est magnifiquement illustré. Habile mélange de peinture digitale et traditionnelle, les planches de Dan Santat sont des fresques minutieuses dont la composition, la mise en scène sont bien pensées. Dans les premières pages de ses aventures, Beekle apparaît tout petit, souvent dans un coin de l’illustration, écrasé par le décor et certainement sa solitude. Puis au fur à mesure, il trouve sa place et le cadrage se resserre sur lui, montrant ainsi sa prise de confiance. Beekle à besoin d’un.e ami.e : et si vous veniez l’emprunter à l’Espace COOLturel ?  - Michaël

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Gaspard est berger et en est fier. Il aime sa liberté, ses montagnes et ses moutons, mais déteste par dessus toute cette bureaucratie qui lui a imposé la cohabitation avec le loup. Cet animal sauvage qui tue et rend fou les troupeaux. Cet animal qu’il voudrait voir disparaître afin de retrouver paix et sérénité. Alors, au détriment de la loi, il se lance dans un combat à l’issue duquel ne restera que l’un ou l’autre... Jean-Marc Rochette nous gratifie une nouvelle fois d’un très beau récit « montagnard ». Nous retournons donc, après « Ailefroide », au cœur du Massif des Écrins, dans la vallée du Vénéon. Si l’alpinisme était à l’honneur dans le premier album, « Le loup » aborde un aspect différent, plus universel, celui de la difficile cohabitation entre économie et environnement. Sous la forme d’un duel entre un loup et un berger Jean-Marc Rochette dénonce cette aberration qui nous conduit tous sur des sentiers dangereux. Il ne charge pas les bergers, qui sont eux aussi victimes du système économique dans lequel l’Homme modifie et/ou détruit la biodiversité. Le loup, l’animal, le berger, l’humanité : chacun sa place, chacun mérite de vivre et c’est bien ce message qui nous est envoyé. Nos héros à deux ou quatre pattes sont beaux et fiers, ils représentent la nature, chacun à leur façon, ils essayent de vivre, survivre dans un milieu difficile. Ce très beau récit est composé d’illustrations très fortes, de paysages glacials et bénéficie d’un découpage savamment orchestré, distillant rythme et action. « Le loup » est une ode à la nature, à la tolérance. Il serait regrettable de s’en priver, mais  souhaitable de le partager.  - Michaël

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Od est une petite fille qui vit avec sa tribu nomade dans la Taïga. Ils sont les derniers pasteurs de rennes. Cet hiver est encore plus glacial que les autres et Naran, le petit frère d'Od, tombe gravement malade. Le chaman est formel : seul l'astragale, une fleur qui pousse au sommet de la plus grande montagne, le sauvera. Od et son ami renne s'en vont alors à la recherche de ce remède. Ils se voient entraînés dans une aventure pleine de dangers mais aussi de rencontres. Le voyage d'Od est un bel hommage à la montagne sauvage, souvent dangereuse, et aux animaux qui l'habitent. C'est aussi l'occasion de découvrir un peuple peu connu habitant le nord de la Mongolie : les Doukha. Le respect de la nature, les réflexions détachées et posées de la fillette en font presque un conte philosophique. Les illustrations tantôt sombres, tantôt colorées se mettent au diapason du récit qui alterne entre les sentiments de peur et la solidarité dont fait preuve Od vis-à-vis de ces animaux. Ce récit chamanique, presque onirique, nous entraîne dans une aventure poétique, rythmée, et porteuse d'un beau message sur la richesse de la nature et de ses habitants.

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Parler de sexualité est toujours un exercice difficile. Cela ne devrait pas et pourtant lorsque le sujet est abordé, gêne et tabous, mais aussi préjugés prennent inexorablement le dessus. Pourtant, sans vouloir choquer ou offenser l’un·e ou l’autre, quoi de plus naturel que d’en parler !« Sexualité » un seul mot pour réunir différentes notions. Sexualité, pour définir le genre : cisgenre, transgenre ou non binaire. Mais aussi sexualité pour parler de son orientation sexuelle : asexuelle, hétérosexuelle, homosexuelle, bisexuelle et pansexuelle. Sexualité enfin pour parler des pratiques de chacun et chacune. Laura Berlingo, gynécologue de métier, brosse un portrait simple, mais éclairant, des mœurs de notre société. Elle ne parle pas d’une mais de différentes sexualités où chacun·e est libre de se construire et de s’épanouir comme elle/il l’entend. Elle parle  d’éducation, de normes dans une société encore trop patriarcale qui doit faire sa (r)évolution sexuelle, laquelle n’incombe pas qu’aux femmes, évidence qu’il convient de rappeler.   - Michaël

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Un village vit au milieu des plaines enneigées, meurtri par le souvenir de la grande guerre, qui a opposé l’hiver dernier les hommes contre les loups affamés. Aucun loup n’a été revu depuis, mais hélas aucun homme n’est jamais revenu de cette terrible bataille. Lorsqu'un jour, un hurlement retentit par-delà la forêt, dans le village tout le monde tremble d’effroi.
Milo, l’apprenti archer le plus courageux, sait ce qu'il lui reste à faire : aller traquer ce dernier loup, par-delà les forêts et la montagne. Un voyage long et initiatique s’engage alors pour Milo. Le dernier des loups est un très beau conte sur la peur de l’inconnu, le respect de la vie sauvage et la cause animale. Cet album est l’occasion de rappeler subtilement qu’il n’y a pas si longtemps, les loups ont failli disparaître du territoire français et qu’encore aujourd’hui, ils ne sont pas toujours vus d’un très bon œil. Les illustrations de Justine Brax sont à couper le souffle : l’omniprésence du bleu et de l’argenté nous rappelle le froid de ce pays lointain et imaginaire, nous dépaysant à chaque page. La couleur rouge apparaît au fur et à mesure que la chasse se joue. Le grand format de cet album permet de se plonger avec grand plaisir et un peu d’appréhension au cœur de la forêt glacée qu’arpente le héros. Cette fable écologique aux textes poétiques, poignants et aux illustrations exceptionnelles feront le bonheur et l’émerveillement des enfants (à partir de 6 ans).  - Nolwenn

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« La forêt » est un très beau titre, tant dans la forme que dans le fond. En seulement 25 illustrations, 1 par page, Thomas Ott réussit l’exploit de nous transporter dans son univers. Pas de texte, simplement des images riches et profondes qui nous guident le long d’un récit onirique sur l’acceptation du deuil. Ici un jeune garçon, triste pendant une veillée funèbre, s’évade pour rejoindre la forêt voisine. Durant sa promenade, d’étranges phénomènes font leur apparition jusqu’à une bien étrange rencontre…

Ce récit intimiste, aux allants mélancoliques, porte un message de vie et d’espoir, semblant
peut-être facile, mais utile et nécéssaire à entendre : la vie continue…


Si l’histoire est belle, les illustrations le sont tout autant. D’un magnifique noir et blanc, elles sont réalisées à la carte à gratter, technique ô combien difficile dont Thomas Ott est devenu un des maîtres. Avec un cutter japonais des lignes sont grattées dans la couche noire qui recouvre un carton blanc. Thomas Ott créé donc ses images en « dessinant » en blanc sur un fond noir, avec des petites touches de grattage successives. Un travail extrêmement minutieux lors duquel l’artiste n’a pratiquement pas droit à l’erreur. 

Cette oeuvre est remarquable et nous sommes heureux de vous la proposer.

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Afin d’échapper à la guerre qui frappe le pays, Selma et sa famille, réfugiés palestiniens,  fuient la Syrie à la recherche d’une terre en paix et d’une vie meilleure. Sur un bateau de fortune, ils traversent la Méditerranée en compagnie de soixante-dix autres migrants. Durant ce périple, Selma subit un grave traumatisme crânien et reste plusieurs jours à demi consciente. A son arrivée en Italie, elle est rapidement prise en charge par les médecins, mais il est malheureusement déjà trop tard. Sans laisser le temps au deuil, les proches de Selma doivent prendre une décision importante : autoriser, ou non, le prélèvement de ses organes. Inspiré d’une histoire vraie, ce récit italien est une véritable leçon de fraternité et de partage, bien loin du manichéisme ordinaire véhiculé par les médias. Un exemple certainement sur la voie à prendre et sur ce que chacun peut apporter à l’autre. Ugo Bertotti, par son travail remarquable, nous dépeint le quotidien de ces urgentistes de l’extrême et de leur course folle contre la montre. Puis dans la seconde partie de cette bande dessinée documentaire, il passe du côté des receveurs. Ceux-ci témoignent de leur vie passée à attendre une greffe, ne sachant si elle viendra. Ils s’ouvrent à nous en parlant d’espoir et/ou de désespoir, notamment lorsque le greffon ne prend pas. Nous sommes les témoins de leurs questionnements ; accepter l’organe d’un autre n’est pas chose facile. Chaque témoignage se termine par une gratitude éternelle envers ces donneurs qui resteront à jamais anonymes.  Voici un très beau titre à découvrir et qui œuvre pour le bien commun.  - Michaël

 

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Dans un appartement bourgeois Parisien, au cœur de la chaleur d’aout, deux couples se retrouvent autour d’un dîner. L’invitation vient d’Etienne, un avocat érudit, sûr de lui, séducteur et prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire.

Claudia, sa femme, timide maladive, a passé la journée aux fourneaux. Autant pour servir un repas parfait à ses hôtes, que pour cacher son mal-être. Elle est terrorisée à l’idée de participer à cette soirée. « Elle se demande si elle parviendra un jour à résoudre cette contradiction : elle voudrait se rendre invisible et pourtant, elle leur en veut terriblement à tous de la rendre invisible ».
Les invité·es, des ami·es d’Etienne, ne semblent pas très enthousiastes non plus. Iels arrivent d’ailleurs séparément. Johar est une femme de pouvoir, carriériste. Tunisienne d’origine modeste, elle a gravi tous les échelons de la réussite. Rémi, lui, est professeur d’économie en prépa. Mariés depuis plusieurs années, leur relation qui s’est ancrée entre routine et vie professionnelle s’effiloche. 

Dans ce huis clos pesant, les personnages sont également prisonnier·es de leurs vies respectives. De l’apéritif au dessert, tout ne va pas être si parfait. La tension monte, chacun et chacune, rumine ses objectifs, ses secrets… Les rares échappées sur le balcon pour prendre l’air, fumer ou téléphoner, suffiront-elles à faire redescendre la température et l’atmosphère épicée ?

Cécile Tlili, nous brosse aussi le portrait de deux femmes en apparence totalement opposées, mais qui finalement se rejoignent dans la prise en main de leur destin.
Un premier roman très intense. Sororité, sexisme, maternité, vie de couple, travail, trahisons, mensonges, secrets et remises en question, sont les ingrédients subtilement dosés de « Simple dîner ». Un régal.

« Un simple Diner » a reçu le prix littéraire Gisèle Halimi 2023.