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Un chameau, un ours polaire et un manchot… deux d'entre eux n'ont pas leur place dans le désert. À côté de leur ami à bosses, ils rêvent de banquise et d'eau glacée, tandis que ce dernier leur parle de ses mamies et de leurs histoires de magie et de génie…
Génie qui apparaît devant leurs yeux, leur promettant d'exaucer tous leurs vœux ! Pour l'ours polaire et le manchot, ça tombe bien… sauf que le génie s'avère être un peu dur d'oreille.

Un texte drôle et rythmé, parfait pour de la lecture à voix haute… Mais aussi pour les jeunes lecteurs débutants ! Les illustrations très expressives de Barroux donnent vie aux personnages, toujours avec humour.

Une fable décalée à lire et relire, seul ou en famille !

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Orso et Marie s’aiment profondément. Leur couple, jusque là harmonieux, vacille lorsqu’une terrible épreuve vient bouleverser leur quotidien. Pour échapper au chagrin, ils se lancent dans un road trip improvisé : un tour de France des musées insolites. 
Dans cette échappée, ils tentent de retrouver leur âme d’enfant, mise à mal par la triste réalité du monde adulte. Les situations qu’ils traversent, comme leurs émotions, sont ponctuées de références cinématographiques, musicales ou littéraires, ou encore de métaphores sensibles et évocatrices.
Au fil des pannes de voiture, des fêtes de village et des rencontres improbables, la vie revient peu à peu, simple, joyeuse, presque légère.

Victor Pouchet signe un roman d’amour où se mêlent humour, tendresse et résilience. Avec justesse et poésie, il aborde le deuil, célèbre la force des chemins de traverse et rappelle l’importance de préserver son âme d’enfant.

Le titre « Voyage, voyage » fait immédiatement surgir dans les esprits la célèbre chanson de Desireless. Pour ma part, le roman aurait aussi pu faire écho à ces mots : « Y’a que les routes qui sont belles, et peu importe où elles nous mènent… », extraits de « On ira » de Jean-Jacques Goldman.

Un texte lumineux, touchant, drôle.
 

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En ce mois des Fiertés, l’Espace COOLturel vous propose de découvrir le nouveau label « Pride First » des éditions First.

Une série documentaire queer, composée actuellement de cinq livres, minuscules par la taille, mais dont la portée est immense…
Vous pourrez y découvrir, entre autres, les figures importantes de l’histoire LGBTQIA+, mais aussi un guide essentiel pour accompagner au mieux son coming out.
Les questions de genre et de transidentité y sont abordées de façon claire et limpide.
Le label « Pride First » s’engage à donner une visibilité accrue à la communauté LGBTQIA+ en publiant des ouvrages essentiels et inspirants.

Nous suivrons avec intérêt leurs publications, afin de continuer à lutter contre les discriminations et les préjugés.
 

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Cette bande dessinée sur la Corée du Nord fait
froid dans le dos. Elle s’inspire d’un ouvrage témoignant d’un homme né
dans un camp de travail en Corée du Nord qui finit,
après de nombreuses années, par s’échapper (cf « Rescapé du camp 14 »). Bien documenté, Aurélien Ducoudray nous livre un récit qui a pour ambition de nous immerger dans ce pays à travers le regard d’un enfant. Pour lui l’art de la BD est un moyen comme un autre de nous faire prendre conscience du monde qui nous entoure : « J'ai l'impression, aujourd'hui, de faire davantage mon travail de journaliste en écrivant des fictions. J'étais photo-reporter
et ce qui me plaisait c'était de passer du temps avec les sujets. Et là
c'est pareil, je retrouve cela ; quand on est dans l'écriture pure, on
passe du temps avec les personnages. 
». Le pari est réussi car à la
lecture de ce récit nous ne pouvons feindre une certaine tristesse vis à
vis de Jun Sang, protagoniste fictionnel de l’histoire, mais qui, de
toute évidence, est un porte-parole de toutes ces victimes inconnues.  -
Michaël

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Lire "Tolstoï" est toujours un vrai régal, un pur plaisir. Cette star de la littérature russe du 19ème siècle , a su comme personne décrire les affres de la nature humaine, de la condition humaine. Ici dans ce conte écrit en 1886, il nous décrit la vie dans les campagnes russes de l'époque et met en avant la cupidité des hommes. Un vrai plaisir ! mais je ne vais pas vous mentir plus longtemps : c'est la première fois que je lis du " Lev Nikolaïevitch Tolstoï" plus communément appelé "Léon Tolstoï" et cela a été une vrai belle surprise. Alors oui, il ne s'agit que d'une adaptation en bande dessinée : "SACRILÈGE" ! Eh bien je l'assume et la défends car j'ai découvert l'univers d'un auteur : Martin Veyron signe un album remarquable, haut en couleurs et qui, je suis sûr, fait honneur au texte d'origine. La littérature de bande dessinée prouve une nouvelle fois sa force médiatrice et nous permet de découvrir des textes romanesques. Ainsi elle nous ouvre d'autres horizons...  - Michaël 

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Southern Bastards est un récit âpre, violent, qui se situe en Alabama, dans le Sud américain rural contemporain. Là-bas la violence, le racisme sont monnaie courante, encore plus dans les bastions oubliés. Nous avons donc entre les mains une œuvre d’une dureté extrême, mais ô combien maîtrisée et assumée par les auteurs. Jason Aaron, spécialiste des récits noirs, nous livre une nouvelle fois un titre sur les tréfonds de l’âme humaine et de cette Amérique qui peut être encore aujourd’hui si cruelle.  - Michaël

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Tome
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Une héroïne naïve, maladroite et très attachante, entourés de personnages nuancés et intriguants : tous évoluent dans un univers imaginaire si bien construit qu'on ne veut plus le quitter, porté par une intrigue rythmée et implacable. Tous ces ingrédients font de ce livre un excellent "page turner", à découvrir d'urgence.

Nolwenn

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Tome
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Série jeunesse prévue en 4 tomes, « Supers » est une histoire de super-héros made in France. Ici, nos protagonistes sont des enfants, livrés à eux-mêmes après la mystérieuse disparition de leurs parents extraterrestres. Ils ne sauvent pas le monde et l’univers, non, ils essaient simplement de s’adapter, de s’intégrer et de passer inaperçu afin de ne pas effrayer par leur différence. Si les supers pouvoirs sont au centre du récit, d’autres thématiques gravitent également : l’adolescence, l’amour, la différence, l’éducation et bien-sûr le vivre ensemble. « Supers » est une série intelligente sur les maux de notre société. Une réussite du genre.  - Michaël

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Une petite merveille d’émotion pour ce titre jeunesse qui s’adresse à un large public.
Le récit de Mario Torrecillas est linéaire et fluide, il traite du football, sous l’angle du recrutement, mais pas que… Ici nous sommes les témoins d’une relation compliquée père/fils, il est question de rédemption, de responsabilité et de rêves… L’illustrateur, Artur Laperla, rend également une copie impeccable, son style basé sur la simplicité, la lisibilité et l’utilisation de couleurs vives, colle parfaitement à la dynamique du récit. Une vraie pépite espagnole offerte par les éditions « Nouveau Monde Graphic ».  - Michaël

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Andrew et Suzie, sa petite sœur, accompagnent leur mère dans ce qui semble être davantage un pèlerinage familial que de véritables vacances. À Kingdom Fields, petite bourgade de bord de mer, il n’y a rien à faire, sinon tromper l’ennui en se créant ses propres souvenirs.⠀

Lire les œuvres de Jon McNaught, c’est redécouvrir et réapprendre les codes de la bande dessinée. C’est se dire que ce média est tellement inspirant et libre qu’il est source d’innovation constante. Cet artiste est de cette trempe, celle des innovateurs : il a compris la force narrative du neuvième art, se l’est accaparé pour nous en proposer sa version, sa vision. Il offre ainsi des œuvres riches en émotions, contemplatives et/ou tout simplement méditatives. Elles sont rythmées par une gestion du temps anormalement lente, de la « slow attitude » pour ainsi dire. Attention, on ne s’ennuie pourtant dans ses histoires, à aucun moment. « L’été à Kingdom Fields » ne déroge pas à la règle et ce qu’on pourrait penser comme un banal récit de vacances est bien plus. Telle une madeleine de Proust, il ouvre une porte sur nos souvenirs, notre passé. Les personnages du récit parlent peu : un ado qui voudrait être ailleurs, une mère qui a besoin de se retrouver et une petite encore innocente, bref, des portraits que l’on connaît, qui nous parlent. Oui, il y a peu ou pas de dialogue, pourtant le récit n’est pas muet pour autant, la bande son est bien présente, sous forme d’onomatopées, elle occupe l’espace scénique à la manière d’un quatrième personnage. Comme dans la vraie vie où les sons et les bruits nous entourent, mais que nous n’entendons plus par habitude, l’auteur les retranscrit et accentue ainsi encore plus cet effet d’immersion. Jon McNaught utilise, pour dessiner son histoire, des gaufriers de 20 petites cases, entrecoupées par moment d’illustrations pleines pages. Il se permet de zoomer sur des détails, écouter des gouttes tomber de la paroi d’une grotte, afin de créer cette ambiance unique. Sa palette de couleur est limitée à un jeu d’ombres et de lumières, oscillant entre des nuances de bleu et de saumon. ⠀

« L’été à Kingdom Fields » est une douceur à savourer autant de fois que possible.  - Michaël

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Claire, résistante de dix-neuf ans, attend le retour de son chef de réseau dans un petit appartement parisien. L’heure tardive l’inquiète, et la crainte du pire s’insinue peu à peu. Au lieu de fuir, comme le prévoient les consignes, elle s’installe devant sa machine à écrire. Dans un geste instinctif, presque pour se rassurer, elle commence à imaginer la vie qu’elle pourrait un jour partager avec celui qu’elle aime en secret.
En couchant sur le papier des souvenirs vrais ou inventés, Claire s’accroche à l’amour qui la traverse. Par la force des mots, elle repousse la peur d’être découverte et transforme l’angoisse de la nuit en un souffle d’espérance.
L’écriture vive, poétique et subtile de Timothée de Fombelle nous emporte : on espère, on vit, on rêve avec Claire, au rythme des frappes de ses doigts sur la machine.
En soixante-dix-sept pages, ce récit mélancolique et bouleversant devient une ode à l’imaginaire, à la résistance intérieure, à la puissance des mots et à celle de l’amour.
Magnifique.
 

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Le 17 mars 2020, en pleine crise du COVID-19, le président de la République annonce pour des raisons sanitaires le confinement du peuple français, et cela pour une durée encore indéterminée. Pour José, Caro et leurs enfants va commencer une nouvelle expérience de vie, ou comment passer ensemble 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans perdre la tête.

Fortu, comme à son habitude, nous livre un témoignage très personnel sur son vécu de cet isolement. Bien évidemment, l’humour est le moteur de cette œuvre, mais sous des aspects « blaguaire », il pousse à la réflexion et nous interroge sur notre société et nos modes de consommation. Il nous met devant nos contradictions sans s’exclure lui même de l’équation. « Journal d’un confiné » est un titre humoristique qui peut être lu par tous. 55 gags réalisés en temps réel, une véritable performance d’auteur qui est à signaler. L’Espace COOLturel est heureux de vous faire découvrir ce titre en exclusivité. Nul doute qu’il sera au-delà, une œuvre de référence.

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Quelque part en Afrique, dans un petit village, un enfant est enlevé par un démon : un Yéban. L’enfant doit l’aider à retrouver son chemin jusqu’à son chez lui : les enfers. Cependant ce voyage ne se fera pas sans difficultés ni sacrifices… Le pauvre Kana l’apprendra à ses dépens…

Aurélien Ducoudray nous propose un récit inspiré de différentes légendes et traditions africaines. Ce subtil mélange est aussi surprenant que captivant. Nous suivons ce voyage, cette quête initiatique, sans ennui, tout en développant une certaine affection pour ce duo improbable. Nous effleurons certes la culture africaine, mais c’est déjà un premier pas vers des recherches plus approfondies sur les mythes racontés. Au-delà de cet aspect mystique, « Le repas des hyènes » est également un récit de type « quête initiatique » et chacun·e en tirera - ou pas - sa propre relecture. 

Les illustrations de Mélanie Allag portent parfaitement ce conte. Par ses planches, tantôt sombres, tantôt colorées, elle nous invite dans ce mystérieux continent à la richesse culturelle encore bien méconnue.

« Le repas des hyènes » est une plongée en terre inconnue, un voyage vers des contrées lointaines ouvrant sur des univers insoupçonnés, à découvrir ! 

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Nous sommes à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, le 6 juin 2012. À 17h13, une femme de 54 ans circulant à vélo est percutée en pleine tête par Saïd, 18 ans, multirécidiviste, qui remonte une rue étroite sur une moto lancée à 80 km/h, en roue arrière.
Dix ans plus tard, Paul Gasnier, journaliste et fils de la victime, revient sur ce drame qui a bouleversé sa vie. Pour espérer trouver la paix, il lui faut comprendre. Comprendre ce qui s’est joué ce jour-là, mais aussi ce que cet instant raconte de notre société et de ses failles.
Son enquête, à la fois intime et rigoureuse, dépasse largement le simple fait divers. À travers les trajectoires parallèles de sa mère — professeur de yoga lumineuse — et de Saïd — « Sisyphe des Pentes », jeune dealer broyé par son environnement — il met en lumière deux destins qui n’auraient jamais dû se croiser, chacun devenu malgré lui la caricature de son milieu.

Porté par une écriture juste et profondément humaine, ce récit bouleversant mêle autobiographie et enquête socio-journalistique. Il offre une réflexion puissante sur la responsabilité, la nuance et la complexité du réel, loin de toute récupération politique.

Un texte indispensable pour comprendre non seulement un drame personnel, mais aussi ce qu’il dit de nous tous.

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A l’heure des fake news et de la désinformation, l’Espace COOLturel vous propose de découvrir deux titres qui traitent de sujets médiatiques et sociopolitiques : “Pour une télé libre” et “Touche pas à mon peuple”.

“Pour une télé libre” de Julia Cagé, critique la logique d’un empire médiatique, en particulier le système Bolloré et appelle à la création de médias véritablement libres pour garantir la survie d’une pensée libre.

“Touche pas à mon peuple” de Claire Sécail, est un essai qui examine le populisme de Cyril Hanouna et son impact sur les principes du débat public et de la démocratie. L’autrice aborde la désinformation et la banalisation de la violence dans les échanges humains et citoyens.

Ces deux titres soulèvent des problématiques liées aux médias, à la démocratie et à la liberté d’expression. Ils invitent à la réflexion sur l’importance d’une information indépendante, libre et de qualité et d’une télévision qui serve l’intérêt public et non pas une propagande.

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Après Plein Soleil, Pleine Lune, et Pleine Neige, Antoine Guillopé nous transporte au sein d’une île abritant des magnifiques trésors naturels… enfouis sous l’eau, dans les profondeurs des fonds marins. Jade est une plongeuse exceptionnelle, une aventurière de l’océan, une chercheuse de trésors que rien n’arrête. Antoine Guillopé nous offre donc une descente en apnée dans les fonds marins si beaux et si fragiles, remplis de coraux éblouissants et de poissons aux mille couleurs. Tout comme Jade, cet album nous coupe le souffle tant il est extraordinairement beau et délicat. Nous le savons depuis quelques albums maintenant, L’auteur maîtrise l’art de la découpe à la perfection, si finement qu’il fait de ses pages de la dentelle. Ces découpes sont loin d’être uniquement esthétiques car elles appuient le propos du texte et l’illustration qui nous transporte dans un univers presque féérique mais finalement plutôt méconnu : le lecteur se cache dans la forêt de plancton, se surprend à nager avec les raies manta, si légères et aériennes… Nous pourrions nous lasser de ce système maintenant bien connu mais par l’utilisation de couleurs vives, voir flashy, Antoine Guillopé prend le contrepied de ce qu’il a pu proposer dans ses autres albums, c’est-à-dire le jeu du noir et blanc, du clair-obscur, de l’ombre et lumière qui lui réussit si bien. L’utilisation de la couleur fluo, comme ce rose des palmes de Jade, peut nous surprendre au départ mais finalement tisse un fil rouge (ou rose, devrais-je dire) au fil de l’exploration de Jade comme un fil d’Ariane pour ne pas la perdre. Un album à déguster en famille, attention toutefois à ne pas le laisser seul entre des petites mains parfois trop enthousiastes… un accident est vite arrivé ! Comme le dit si bien notre artiste lui-même, que le spectacle commence !