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Au cours d’une après-midi en compagnie de sa fille, le narrateur évoque les réminiscences de son enfance, passée en compagnie animale. Gambadant avec sa petit Lila au cœur de Mexico, l’une des villes les plus polluées au monde, l’auteur mêle des récits indiens à l’imaginaire de son enfant pour nous émerveiller du miracle qu’est la nature... Nous rappeler que « nous sommes une partie de la nature, et elle fait partie de nous » et de ce constat simple, qu’il nous faut la respecter, la protéger. Cette bande dessinée n’est pas uniquement le message d’un père à sa fille sous la forme d’une fable, mais celui d’un citoyen soucieux de son environnement autant que de ses proches, exprimant sa peur de l’avenir incertain de la planète et de l’héritage légué à nos chérubins. François Olislaeger illustre son récit sobrement, principalement en noir et blanc, en nous gratifiant par endroit de magnifiques doubles pages, peignant la beauté sauvage. Véritable ode à la vie et à la nature, il dresse un constat alarmant des actions humaines sur l’environnement. Il dénonce, mais ne se pose pas pour autant en chantre de l’écologie innocent, car lui comme nous, sommes coupables d’inaction et en quelque sorte de lâcheté. A l’heure où les politiques n’agissent peu ou pas, il est important d’exprimer nos inquiétudes pour qu’elles soient entendues et que ces voix, nos voix, qui se multiplient, puissent entrer en action et changer notre monde. Écolila est un récit plein de sagesse qu’une bibliographie vient étayer, à destination des plus curieux désireux de poursuivre cette réflexion écologique.  - Michaël

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Hervé, un sexagénaire fraîchement retraité, s’ennuie ferme et dépérit dans sa petite vie morose avec comme seule perspective un caveau au fond de l’allée du cimetière. Faut dire qu’Hervé il en a des raisons de déprimer ! Heureusement il y a ses deux bouées, son amour d’une vie, sa femme Elisabeth et son bichon qui l’aide à avaler cette pilule amère : ce quotidien sans but ni illusion. Les jours se succèdent, ainsi, monotones, jusqu’au décès de la petite vieille du dessus qu’un jeune couple avec enfants va remplacer.

C’est une immersion au cœur de ce personnage fragile et cabossé que nous propose l’autrice. Elle décrit avec finesse sa psychologie et ses états d’âme. Peu à peu nous comprenons pourquoi Hervé en est là aujourd’hui, on comprend aussi qu’il ne faudrait pas grand-chose pour qu’il bascule, et que d’autres, sûrement, l’auraient déjà fait à sa place.
Tout au long du roman nous accompagnons ce personnage, sur un fil, en équilibre en nous demandant s’il va tomber. Un homme attachant (ou presque) qui se débat avec son quotidien et son passé. Un très beau roman noir bouleversant, mené de main de maître, où à la finesse de l’analyse psychologique, répond la justesse de l’analyse sociale. Une intrigue très bien menée servie par un style à la fois fluide et rythmé, loin des stéréotypes du polar.
Une merveilleuse découverte, un coup de maître pour un premier roman.
Attention ! Je vous déconseille fortement de lire la quatrième de couverture qui en dit beaucoup trop de mon point de vue.

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D’aussi loin qu’elle se souvienne, Lila a toujours souffert d’un certain mal-être. Sa souffrance s’est accentuée à l’adolescence, elle, ou plutôt il, veut être lui-même, le vrai, pas celle dont le nom est inscrit à l’état civil. Lila souffre de dysphonie de genre, elle a le corps d’une femme, mais est homme au plus profond de son être. Comment faire accepter cela à ces proches, sa famille, ses amis ? Comment vivre dans ce corps qui vous dégoûte ? Comment lutter contre les préjugés, la méconnaissance ? Lila devient Nathan et entame un dur combat qui le mènera à vivre des moments douloureux, mais au final, à une libération... « Appelez-moi Nathan » est un titre à part, à classer parmi les œuvres documentaires. Le récit, mené par Catherine Castro, grand reporter pour « Marie-Claire », est clair, précis et vulgarisateur. Oui le sujet, assez rare en littérature, peut être difficile à appréhender, mais ici nos esprits s’éveillent à ce mal-être et le récit nous permet de comprendre une histoire qui peut, n’ayons pas peur des mots, nous dépasser. Si cette bande dessinée est aussi précise dans son propos, c’est que l’auteur a construit sa trame narrative à partir du témoignage du héros, bien réel, de cette histoire. Tous est vrai ici et on le ressent : les émotions, les insultes, la perte de repères, pour Nathan comme pour ses proches. Nous sommes totalement immergés dans ce combat pour l’acceptation. Les illustrations de Quentin Zuttion servent à merveille ce reportage par un trait fin et délicat accessible à tous et par une mise en couleur façon aquarelle. Ce titre est une œuvre salutaire pour ouvrir les esprits et parler librement, sans tabou, de transsexualité. A recommander.  - Michaël

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En partant à la chasse, un paisible marchand sauve la vie d’un serpent. Il ne se doute pas que ce geste de bonté va le faire basculer dans un monde étrange, magique et peuplé de créatures incroyables. Il devra alors apprendre à composer avec l’inexplicable et surtout faire des choix, des promesses qui auront des conséquences bien plus douloureuses qu’il ne pense... « Le roi des oiseaux » est une bande dessinée jeunesse inspirée du folklore russe. On y trouve une variété de personnages attachants et hauts en couleur. Ils ont pour lien le marchand, qui joue le rôle de provocateur de destins. Le récit est riche en actions et se compose de différentes parties. Elles constituent chacune, à n’en pas douter, la relecture d’un conte russe. Liées, elles offrent une saga mémorable où l’on ne s’ennuie jamais. Les valeurs telles le courage, l’honneur et la générosité transparaissent à la lecture de cette œuvre dont les épreuves sont certes multiples pour nos héros, mais dont le message est résolument positif. Alexander Utkin n’est pas seulement un conteur hors pair, il est également un illustrateur de classe mondiale. Ses illustrations sont magnifiques, un style rétro, des couleurs chatoyantes : il offre des planches tantôt douces, tantôt impressionnantes, mais toutes d’une exceptionnelle beauté. « Le roi des oiseaux » est une œuvre remarquable qui fascinera les enfants comme les adultes par sa profondeur et son univers foisonnant.  - Michaël

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Mars 1956, un enfant vient au monde, un garçon. Avril 2026, il s’éteint, laissant derrière lui une vie bien remplie... Voilà comment on pourrait résumer très rapidement l’œuvre de Tom Haugomat, mais ce serait lui faire injustice au regard des multiples qualités de cet album. Sur près de 180 pages et environ 70 doubles pages, nous sommes les témoins privilégiés de la vie d’un homme sans nom. Chaque année de sa vie est représentée par un moment décisif qui va définir ses choix et influer sur son destin. Ces moments tantôt joyeux, tantôt dramatiques, s’enchaînent : s’égrène devant nos yeux le fil d’une existence en mode accéléré. Les points de vue narratifs alternent : nous sommes à la fois des témoins extérieurs de cette vie et le personnage principal, assistant aux mêmes scènes, à sa vie, « à travers » ses yeux. Une prouesse graphique et scénariste qui nous laisse admiratif, tant le travail est remarquable. Pas de texte, ou si peu : ce récit est contemplatif. L’idée est étonnante et à mettre en place, d’une complexité absolue. Pourtant l’artiste rend un travail d’une lisibilité et d’une fluidité absolument parfaites, tant et si bien qu’il peut être lu également par des enfants. Cette œuvre est une réflexion sur la vie en générale, elle est catalyseur de méditation et de bien-être. Les illustrations de Tom Haugomat sont très d’une grande beauté, colorées dans une palette restreinte aux tons primaires, bleu, rouge et jaune. « À travers » est un album unique, et en un mot, beau.  - Michaël

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À la mort de son père, un homme revient sur les terres qui l'ont vu grandir. Les odeurs, l'atmosphère et la maison familiale font ressurgir de nombreux souvenirs... De bons, mais également de plus sombres étrangement oubliés. Que s'est-il passé quelques années auparavant ? Quel est ce mystérieux secret, enfoui au plus profond de son âme, qui semble vouloir refaire surface ? Est-il lié à la maison des Hempstock et de cette vieille femme seule porteuse de la vérité ? Il y a parfois des portes qu'on ne devrait plus ouvrir, il n'en a pas tenu compte et va devoir faire face à une horrible réalité : le monde n'est pas ce qu'il semble être et les créatures démoniaques sont bien réelles.

Ce nouveau roman de Neil Gaiman est une merveille, il s'adresse aux adultes comme aux adolescents. Une écriture dynamique, vivante, associée à une intrigue complexe rendent ce récit fantastique captivant. Encore une pépite de Neil Gaiman qui n'en finit pas de nous surprendre et de produire des chefs d’œuvres.

 
 
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En ces temps de fête et de post-confinement, envie de se (re)faire une beauté ? Eh bien lisez cet album destiné aux plus petits et qui présente un ours polaire jardinier maniant la cisaille comme un pro. Sa tâche du jour le conduit dans sa belle auto orange jusqu'au parc municipal... Grâce à une intrigue narrative originale et à un humour décalé, les enfants comme les parents se reconnaîtront dans les personnages que croise notre ours bonhomme. Les illustrations sont expressives, colorées d'aplats de couleurs restreintes à quelques nuances.
« En beauté ! » est un bel album, tout en simplicité, mais au charme indéniable. Et en plus, c'est une création de l'un de vos bibliothécaires préférés...

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Arthur vit avec son fils Pépin. Ils sont très proches et lorsque Pépin n’a pas le moral ou rencontre une quelconque difficulté, Arthur, pour l’aider, lui raconte toujours une belle histoire… où les frontières entre les mondes réel et imaginaire se confondent…

Quel plaisir de lire du David De Thuin, auteur encore trop peu connu du grand public, mais dont l’œuvre, au fil des ans, ne cesse de s’épaissir  et de marquer le neuvième Art. 

Nous le retrouvons ici pour un récit tendre et sensible dont le sujet principal est la transmission père/fils. L’album, construit sur 12 récits, met en scène un duo familial, dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il n’y a plus de maman, mais dont on comprend rapidement qu’un lien fort et puissant les unit. Cette relation, belle et profonde, attention d’un père pour son fils, est une leçon de vie à la « Big fish ». Ce père, conteur hors pair, fait grandir son enfant, l’accompagne vers le monde adulte, avec intelligence et bonté. Avec ses récits, il lui inculque de profondes valeurs humaines et humanistes. Un échec, une désillusion, deviennent avec Arthur une aventure extraordinaire dont on ressort plus fort. Il n’y a pas de tristesse dans ce titre, certes par moment un peu de mélancolie, mais surtout de l’optimisme et de la bienveillance, cela fait un bien fou !

Fidèle à lui même, David De Thuin illustre son album comme il sait si bien le faire. Son trait, école belge revisitée, s’adapte sans difficulté au texte et à l’ambiance de l’histoire.

Vous avez envie de passer un bon moment, résolument positif ? Alors, ne ratez pas : « De père en fils » !  

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Rythme et suspens assuré pour ce roman qu'on peut lire comme un bon livre d'aventure. Mais pour cette mère et son fils, ce périple fou est aussi le seul espoir de les sortir d'un mal-être.
Des épreuves au cours desquelles les faiblesses , les failles des deux voyageurs vont resurgir. C'est pourquoi, il faut continuer !
Très bon moment de lecture            C.
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Le Prince héritier Sébastian de Belgique a un secret. Loin de l’image, du protocole que lui impose son titre, il est passionné de mode et aime à se travestir. Lors d’une soirée mondaine, il remarque le travail de Francès, jeune roturière couturière, qui sera désormais à son service. Tous deux, ils créeront le personnage énigmatique de Lady Crystallia, icône de la beauté et de l’élégance. Un tel secret peut-il rester caché de tous ? Surtout lorsque les sentiments s’en mêlent... Ouahhh que c’est bon, que c’est bien et à tout point de vue ! L’idée est originale, bien développée et nous réserve une fin imprévisible, mais de toute beauté. Ce titre est une merveille de bonté, de bienveillance. Il ravira les enfants, mais également les adultes, tant les messages qu’il véhicule sont positifs. Les personnages sont expressifs et attachants grâce au style coloré et clair de Jen Wang. Pour conclure « Le Prince et la couturière » est une œuvre tendre et audacieuse qui détourne avec brio les codes des contes d’antan.  - Michaël 

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Le Grass Kingdom, est le nom donné aux terres des frères Robert, Bruce et Ashur. Sur cette étendue, ils accueillent à bras ouvert qui le souhaite, mais avec quelques règles tout de même : le respect et l’entraide. Depuis de nombreuses années, ils vivent ainsi, en totale autarcie, refusant les lois et le monde extérieurs. Alors que les problèmes se multiplient avec le shérif du comté, une vieille affaire sordide refait surface. Dans cette communauté où l’entraide et la loyauté sont de mise, tout laisse à penser que se cacherait parmi eux un tueur en série... Lorsque l’on parle de bandes dessinées américaines, on pense inévitablement aux super-héros, oubliant que le comics est avant tout une multitude de genres et de styles. Bien sûr les Américains ont inventé les super-héros, mais ils ont également développé le média bande dessinée en apportant des codes et une narration modernes. Matt Kindt est l’un des auteurs du Nouveau Monde les plus en vue actuellement. Il compose une œuvre qui jusqu’à présent est un sans faute, et avec toujours plus d’exigence. Grass Kings dépeint le quotidien d’Américains moyens, plongés dans une utopie, mais rattrapés par la réalité. Chaque personnage, chaque témoin a son histoire, différente, mais liée au Grass Kingdom. Ces terres sont d’ailleurs un personnage à part entière, car tel un cours passionnant, nous assistons au début des différents chapitres à son histoire. Terres peuplées par les indiens, puis par les colons, terres nourries par la violence et le sang des hommes. Le récit est passionnant, brutal sans être dénué de réflexion et de compassion. Vous aimerez également le travail pictural d’un tout jeune illustrateur qui, sans copier ses illustres prédécesseurs, nous rappelle le travail de Jeff Lemire (à découvrir rapidement si vous ne le connaissez pas). Un travail remarquable utilisant la technique de l’aquarelle. Grass Kings est en polar sérieux qui vous fera vibrer et dont l’intégralité se tient en trois volumes.  - Michaël

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Ramirez est un employé modèle, consciencieux et méticuleux, qui ne passe pas son temps à bavarder. Normal, me direz-vous, puisqu’il est muet. Il n’empêche qu’il est celui sur qui on peut compter. Il est l’homme de toutes les situations dans l’entreprise dans laquelle il travaille. Sa vie bien trop rangée, bien trop pépère va être bouleversée le jour où il est pris en chasse par la mafia. Lui si normal, si banal ne serait pas celui que l’on croit, mais un homme très dangereux, un talentueux tueur à gage. Cette nouvelle série de Nicolas Petrimaux démarre sur les chapeaux de roues. Action et suspense cohabitent dans une œuvre aux forts accents hollywoodiens. Aucun temps mort ni répit ne nous sont accordés. Les situations s’enchaînent jusqu’au dénouement final qui réserve un cliffhanger de génie. Le récit est mis en scène par un dessin expressif et cadré efficacement pour une lecture en CinémaScope. On dévore cette histoire et on rit également beaucoup, tant les situations sont cocasses, mais également parce que l’auteur a saupoudré son récit de rencontres, de détails appartenant à des univers bien différents et le décalage fait mouche (« Papillon de lumière », cela vous parle ? ). 100% action pour 100% de plaisir :)  - Michaël

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Atlas, le grand, et Axis, le petit, sont les meilleurs amis du monde. Cette amitié va leur permettre de surmonter un grand malheur. De retour de mission après de nombreuses semaines d'absence, ils ne découvrent que mort et désolation dans leur cher village. Une horde de barbares sanguinaires a détruit tous ceux qu'ils chérissaient. Tous, peut-être pas : les femmes ne font pas partie des victimes. Ces sauvages les ont kidnappées. Atlas, fou de rage, décide de partir à leur poursuite, accompagné d'Axis, et ainsi libérer sa sœur et toutes celles retenues. Leur périple les mènera au-devant de dangereuses situations, ils feront la connaissance de personnages « hauts en couleur », mais découvriront aussi bien plus : ce qu'ils sont vraiment. Car dans un monde de violence, pourront-ils résister à l'appel du sang ? Rien ne sera plus jamais comme avant... Action et introspection sont au cœur de cette saga dont les héros, campés par des chiens, ont la singularité d'avoir gardé les particularités propres aux canidés : baver, flairer et bien plus... Ce qui apporte légèreté et humour au récit.  - Michaël


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Durant la Grande Dépression, trouver un travail relève du miracle. Alors lorsque John Clark, jeune photographe, décroche un contrat pour la FSA (Farm Security Administration), sa joie est immense, d’autant qu’il associe ainsi passion et travail. Pourtant sa mission - aller photographier la misère qui règne dans la région sinistrée d’Oklahoma, ravagée par les tempêtes de poussière - va profondément le bouleverser et le pousser à se remettre en question. Cette œuvre de fiction à caractère historique focalise particulièrement notre attention sur une région des États-Unis très meurtrie par la crise économique des années 1930. Elle met en lumière la dramatique crise climatique provoquée par l’agriculture intensive, plus méconnue. La région du Dust Bowl (« bassin de poussière ») connaît à cette période une grande sécheresse qui aggrave et multiplie les tempêtes de poussière. Ces phénomènes hors norme, inimaginables dans nos contrées, sont dévastateurs. Les terres sont inexploitables et la vie, la survie, relève du miracle. La Farm Security Administration, l’agence gouvernementale américaine créée pour combattre la pauvreté rurale, a développé un programme de documentation photographique d’une ampleur unique, témoignage précieux de la vie des Américains de l’époque. Grâce à cela, Aimée De Jongh livre un récit dur, âpre, qui surprend, questionne et dénonce principalement la manipulation des médias, des images, toujours à la recherche du bon cliché, du sensationnel. Lorsque l’on ferme ce livre, une pensée émue nous traverse pour ces femmes, ces hommes, leur courage et résonnent en nous les mots de John Steinbeck : « ils ont le sang fort ».  - Michaël

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L'histoire d'une jeune femme qui fuit et s'embarque pour la pêche en Alaska. Une vie éprouvante de dangers, de froid et d'efforts physiques dans un milieu d'hommes auprès de qui il faut faire ses preuves pour être acceptée. (par le dur travail en  mer et aussi les bars où l'on boit, encore et toujours entre deux départs de bateaux). L'écriture est si juste qu'on a froid avec elle, on sent les gerçures la mordre, on sent cette odeur de viscères toujours présente jusqu'au dégoût, parfois. Au point qu'on a envie de lui dire qu'il y a une vie plus douce. Que cherche-t-elle dans le choix de cette épreuve perpétuelle ? Et en même temps on admire sa résistance (oui les femmes sont fortes aussi !!) et sa résolution....la liberté qu'elle s'est choisie. L'auteure, qui a vécu cette expérience, nous offre l'occasion de découvrir le milieu marin, des portraits d'hommes à la vie âpre et précaire mais si fragiles parfois. Après la lecture du "Grand marin", vous ne vous promènerez plus dans les ports avec le même regard. Un bon roman, assurément. - C.