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Stupor Mundi est un récit qui se déroule en plein treizième siècle, sous le règne de Frédéric II, dit  Stupor Mundi (la « Stupeur du monde ») qui régna sur le Saint-Empire de 1220 à 1250 et fut roi de Germanie, de Sicile et de Jérusalem. Ce monarque connut des conflits permanents avec la papauté et se vit excommunié par deux fois. Le pape Grégoire IX l'appelait même « l'Antéchrist » ! Il accueillait les savants du monde entier à sa cour, portait un grand intérêt aux mathématiques et aux beaux-arts, se livrait à des expériences scientifiques (parfois malheureusement sur des êtres vivants). De par ses bonnes relations avec le monde musulman, il mena à bien la sixième croisade — la seule pacifique — et fut le second à reconquérir les lieux saints de la chrétienté, après Godefroy de Bouillon. 
En mélangeant fiction et réalité, Néjib livre une œuvre palpitante qui nous pousse à une certaine réflexion sur la société et la place qui occupent les sciences face à la religion. Car si dans un premier temps, le sujet principal est bel et bien la science, très vite apparait un thème encore et toujours d’actualité : l’obscurantisme religieux.  - Michaël

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Emika est une jeune chasseuse de primes qui, suite à une vie déjà semée d'embûches, doit se débrouiller seule. Son échappatoire ? Warcross, le jeu en réalité virtuelle qui a conquis la planète entière. Mais Emika n'est pas une joueuse comme les autres ; c'est aussi une hackeuse et informaticienne de génie. Le jour où elle pirate plus ou moins par accident le jeu mondialement connu, sa vie lui échappe totalement...

 

Warcross nous plonge direcement dans le monde des jeux vidéo, à la manière de "Ready Player One". Une fois le livre commencé, il est très difficile de le lâcher et une seule envie nous vient alors : mettre son casque de réalité virtuelle et jouer à Warcross pour suivre Emika dans ses péripéties.

 

Nolwenn

 

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Tom a peur, c’est son premier jour dans sa nouvelle école. Alors, pour le rassurer son papa lui dit maladroitement : « Les grands garçons ne pleurent pas. » Fort de ce conseil, Tom ne pleura pas, mais en chemin… Jonty Howley nous offre une histoire touchante, pleine de tendresse et d’émotion. Il décrit simplement, mais avec justesse, l’image que notre société nous impose de la masculinité. Un homme ça doit être fort, ça ne montre pas ses émotions et surtout ça ne pleure pas ! Poncif qui a la vie dure ! Et pourtant, en quelques pages Jonty Howley réussit à détruire ce modèle archaïque. Il laisse les hommes, les garçons s’exprimer et montre toute leur sensibilité. Loin des clichés, il dépeint une relation sans préjugés entre un père et son fils, saine et surtout sincère. Cet album ne s’arrête pas là, car l’enfant apprendra également que les larmes versées ne sont pas toujours de tristesse, mais qu’elles peuvent être de natures différentes selon les situations. Jonty Howley illustre également son récit et nous transmet toute sa sensibilité par des dessins tendres à la technique irréprochable. Pas de « larmes de crocodile » avec ce titre, mais un réel coup de cœur.  - Michaël

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Depuis une certaine soirée, Mélinda est devenue une paria dans son lycée. Jour après jour elle subit les brimades de ses camarades et l’aveuglement de ses professeurs. Ses seuls moments de paix se passent dans un local d’entretien désaffecté où elle s’est créé un nid douillet et a érigé en dieu protectrice « Maya Angelou », artiste et militante américaine pour les droits civiques. Lorsqu’elle rentre au domicile familial, elle ne trouve pas non plus le soutien dont elle a besoin. Restant dans un certain mutisme, ses parents ne lui reprochent que ses faibles résultats scolaires et son manque de travail, sans réellement voir sa détresse. Pourtant, loin de faire une crise d’adolescence, Mélinda cache un drame, une histoire dont elle ne peut parler, mais qui la ronge à petit feu... Adapté du roman éponyme, l’histoire de Mélinda ne nous laisse pas indifférent. Elle traite d’un sujet grave et difficile : le viol. L’action se situe quelques semaines après le crime et dépeint le quotidien de la victime, enfermée dans son mutisme par peur, par honte. Nous assistons à sa chute vertigineuse dans les abysses du cauchemar, à sa coupure avec le monde. Si le récit nous parait si juste c’est qu’il raconte la véritable histoire de l’auteure, Laurie Halse Anderson, violée à l’âge 13 ans, mais qui a réussi à surmonter cette horreur. Elle nous livre donc ici un témoignage puissant, mais loin d’être dans le mélodrame, il donne une leçon de force et de courage. Il dépeint le quotidien de ces victimes d’actes odieux, mais nous livre aussi un message d’espoir, de reconstruction. « Speak » est une œuvre salutaire, à prescrire tant il est source de compréhension et de force. Alors, grand merci Madame Laurie Halse Anderson, pour toutes ces femmes que vous rendrez libres.  - Michaël

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Dans un appartement bourgeois Parisien, au cœur de la chaleur d’aout, deux couples se retrouvent autour d’un dîner. L’invitation vient d’Etienne, un avocat érudit, sûr de lui, séducteur et prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire.

Claudia, sa femme, timide maladive, a passé la journée aux fourneaux. Autant pour servir un repas parfait à ses hôtes, que pour cacher son mal-être. Elle est terrorisée à l’idée de participer à cette soirée. « Elle se demande si elle parviendra un jour à résoudre cette contradiction : elle voudrait se rendre invisible et pourtant, elle leur en veut terriblement à tous de la rendre invisible ».
Les invité·es, des ami·es d’Etienne, ne semblent pas très enthousiastes non plus. Iels arrivent d’ailleurs séparément. Johar est une femme de pouvoir, carriériste. Tunisienne d’origine modeste, elle a gravi tous les échelons de la réussite. Rémi, lui, est professeur d’économie en prépa. Mariés depuis plusieurs années, leur relation qui s’est ancrée entre routine et vie professionnelle s’effiloche. 

Dans ce huis clos pesant, les personnages sont également prisonnier·es de leurs vies respectives. De l’apéritif au dessert, tout ne va pas être si parfait. La tension monte, chacun et chacune, rumine ses objectifs, ses secrets… Les rares échappées sur le balcon pour prendre l’air, fumer ou téléphoner, suffiront-elles à faire redescendre la température et l’atmosphère épicée ?

Cécile Tlili, nous brosse aussi le portrait de deux femmes en apparence totalement opposées, mais qui finalement se rejoignent dans la prise en main de leur destin.
Un premier roman très intense. Sororité, sexisme, maternité, vie de couple, travail, trahisons, mensonges, secrets et remises en question, sont les ingrédients subtilement dosés de « Simple dîner ». Un régal.

« Un simple Diner » a reçu le prix littéraire Gisèle Halimi 2023.

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Voici un titre des plus étranges, difficile à classer ou à destiner à un public en particulier. Sa narration est composée de saynètes aux chutes rigolotes, mais parfois, voire les deux en même temps, mélancoliques. Nous découvrons donc Maya, une jeune fille de 8 ans qui vit avec son oncle (ses parents ayant disparu avec le vol BW 404). Personne ne sait s’iels ont survécu et cette question sera le fil conducteur de l’album. Cette question on la ressent en Maya, elle flirte avec le désespoir et l’espoir, ce dernier, pourtant si faible, l’empêche de sombrer.

Tout au long de l’album, elle se questionne sur le monde, comment il fonctionne, pourquoi sommes-nous là ? Elle interroge son oncle, son ami Léonardo, sur la place de l’humanité eu égard aux végétaux et autres formes de vies animales. Chacun·e apporte sa pensée, sa vision des choses, mais également des faits scientifiques. Ce mélange de science et de philosophie fonctionne à merveille, nous nous attachons à tous·tes les protagonistes jusqu’à cette fin, véritable claque scénaristique qui nous laisse sans voix, stupéfait, branlant et déjà en manque de la suite…

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« La forêt » est un très beau titre, tant dans la forme que dans le fond. En seulement 25 illustrations, 1 par page, Thomas Ott réussit l’exploit de nous transporter dans son univers. Pas de texte, simplement des images riches et profondes qui nous guident le long d’un récit onirique sur l’acceptation du deuil. Ici un jeune garçon, triste pendant une veillée funèbre, s’évade pour rejoindre la forêt voisine. Durant sa promenade, d’étranges phénomènes font leur apparition jusqu’à une bien étrange rencontre…

Ce récit intimiste, aux allants mélancoliques, porte un message de vie et d’espoir, semblant
peut-être facile, mais utile et nécéssaire à entendre : la vie continue…


Si l’histoire est belle, les illustrations le sont tout autant. D’un magnifique noir et blanc, elles sont réalisées à la carte à gratter, technique ô combien difficile dont Thomas Ott est devenu un des maîtres. Avec un cutter japonais des lignes sont grattées dans la couche noire qui recouvre un carton blanc. Thomas Ott créé donc ses images en « dessinant » en blanc sur un fond noir, avec des petites touches de grattage successives. Un travail extrêmement minutieux lors duquel l’artiste n’a pratiquement pas droit à l’erreur. 

Cette oeuvre est remarquable et nous sommes heureux de vous la proposer.

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Un lundi, un petit garçon trouve un tout petit ours polaire dans son jardin. Si petit qu’il tient dans sa main. Le mardi, le tout petit ours a un peu grandi : alors le petit garçon le dépose dans sa poche. Arrivé au mercredi, ne tient plus dans la poche : il est temps de ramener petit ours chez lui. Alors nos deux amis s’en vont faire un long voyage…

Tout petit ours est un album d’une très grande tendresse. Richard Jones signe une très jolie histoire d’amitié entre ce petit garçon et ce petit ours. L’amour qu’ils se portent l’un à l’autre les fait grandir tous les deux : l’ours grandit physiquement, et le petit garçon s’émancipe également. Même quand notre ours polaire aura atteint sa taille adulte, dépassant depuis longtemps le petit garçon, il restera « Mon tout petit ours ».

Les illustrations à la gouache ainsi que le choix des couleurs pastel appuient le propos très doux du récit. A travers les expressions du garçon et de l’ours, le lecteur saisit toute la force de la relation indéfectible qui lie les deux personnages.

« Il était si petit qu’il tenait dans ma main. Je sentais son cœur battre sous sa fourrure de nuage blanc. »

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L'auteur, autiste Asperger, nous raconte avec humour sa participation au jeu de Questions pour un champion. Roman drôle construit sur le rythme de l'émission télévisée, situation cocasses. Le lecteur se glisse aussi dans les coulisses de l'émission. Clins d'oeil critiques de la part de ce personnage, sans ihnibition qu'est l'auteur. Et, pour ceux qui aiment : l'occasion de répondre aux multiples questions. Un réel divertissement, mais aussi l'occasion d'aborder la différence à travers le vécu d'Olivier Liron     
                                                                                                                                                                                                                       C.

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Morino est un jeune taureau qui adore les vacances. Pour la première fois sans ses parents, il part à l’aventure et dépose sa caravane dans un endroit assez tranquille, du moins le pense-t-il... En pleine nuit, une envie bien pressante l’oblige à se lever et à se soulager par la trappe de la caravane, mais ce qu’il ne sait pas c’est que juste en dessous repose Claude le squelette. Réveillé par cette humidité inattendue, Claude va rendre visite à ce jeune impoli. Adrien Albert, auteur d’albums pour la jeunesse, s’essaie avec « Claude et Morino » à la bande dessinée. Adapté à un public très jeune, ce récit à la narration et au découpage simplifiés est un vrai vent de fraîcheur. L’histoire est drôle et originale. Les personnages aux caractères différents sont complémentaires et forment un duo attendrissant. L’illustration aux grands aplats de couleur est minimaliste, mais fait preuve de caractère, de vie par l’expressivité des personnages. Ce titre est a classer parmi la catégorie « Mes premières bandes dessinées » et constitue un bon point de départ à un public encore peu ou pas habitué aux codes narratifs de la bande dessinée.  - Michaël

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En 1973, Glenn a 13 ans lorsque ses parents décident, à cause de résultats scolaires moyens, de l’envoyer en pensionnat au manoir Chartwell, école privée reconnue pour son sérieux et sa rigueur. Là-bas il va apprendre la vie en collectivité, se faire des amis, mais également découvrir la face sombre de l’humanité. À l’instar de ses camarades, il sera victime de pédocriminalité : une proie bien trop facile pour le directeur d’établissement dont les boniments et le charisme n’éveilleront jamais aucun soupçon…

 

Il fallait beaucoup de courage à Glenn Head pour enfin dévoiler son histoire, son drame et tous ces drames. Il a eu cette force, cette volonté de révéler au monde entier son mal-être, cette blessure profonde qui ne guérira peut-être jamais. Œuvre exutoire, elle est aussi œuvre de salut public, puisqu’elle permet de comprendre, de mieux appréhender et donc de mieux aider les victimes de pédocriminalité. L’auteur nous parle du manoir et de son monstre, mais il ne s’arrête pas là puisqu’il continue son récit jusqu’à plus tard, en 2011, ou à cinquante ans, il trouve enfin un peu de repos dans son esprit et son corps meurtris. Voilà une des forces de ce témoignage, ne pas ce contenter d’un moment, mais bien de suivre au fil des années Glenn Head dans sa construction en tant qu’homme, en tant qu’individu. Il décrit ses relations avec ses parents et leur déni de toute cette histoire. Il nous parle de son mal-être qu’il oubliera régulièrement, à la faveur d’une bonne cuite. Il évoque, sans équivoque, ses relations avec la gente féminine, qu’il ne saura jamais vraiment aimer, accepter. Par moment, nous recroisons également d’anciens camarades de Glenn et tout comme lui, les années ont passé, sans la moindre flamme, éteinte trop rapidement.

 

Oui, il fallait du courage, mais aussi beaucoup de talent pour s’ouvrir de la sorte et partager ces horreurs dans un album sans voyeurisme et à la portée de tous et toutes.
 

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Au départ il y a un objet étrange, un album regroupant 369 photos d’identité d’un homme caméléon. Parfois moustachu, parfois barbu, en costume de ville, puis en tenue de stewart, souriant ou le cheveu hirsute et le visage déformé, ce personnage semble brouiller les pistes, nous perdre dans un labyrinthe de miroirs où ses mille facettes se répondent à l’infini.

Immanquablement son mystère et son originalité éveille notre intérêt, il est magnétique, il nous attire, on veut connaître l’histoire de cet homme et comprendre sa démarche. Qui est-il ? d’où vient-il ? quel est sa profession et qu’est-ce qui l’a poussé à concevoir ce projet ?
C’est à toutes ces questions que va tenter de répondre l’auteur, il aura la tâche ardue, à partir de ce simple objet, de remonter le fil de l’existence de son sujet : Jacob. Il devra trouver la réalité qui se cache derrière ces photos qui laissent entrapercevoir un personnage hors du commun.

C’est dans cette aventure que nous suivons avec entrain Christophe Boltanski. Avec acharnement à la manière d’un naturaliste, il va tout au long du récit, récolter les caractéristiques d’un spécimen si particulier « Jacob ». Mais arrivera-t-il pour autant à retisser le lien entre toutes ces photos qui constituent le puzzle de sa vie et surtout percera-t-il le mystère de cet étrange album ? Autant de questions auxquelles vous trouverez une réponse, où pas, en lisant ce roman immersif au cœur de « Jacob » ?

Au-delà de l’enquête haletante que mène l’auteur, par ailleurs journaliste, ce roman délivre un très beau message : aucune vie n'est insignifiante ou dérisoire, sous la patine du temps, des habitudes et du quotidien se cache la force d'un combat de l'instant qui fait de chacun·e de nous un·e être d'exception, un·e être particulier·e qui met à contribution tous les moyens dont elle·il dispose pour survivre et exister, ce qui constitue en soi un acte héroïque et louable.

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Les géants ne sont plus, leur règne de terreur est à peine achevé que déjà un nouvel ordre émerge, mais nul ne sait s’il en sera meilleur. De ce passé récent il ne reste que Petit, dernier géant encore en vie. Il est l’objet de nombreuses convoitises politiques, lui qui a toujours été un paria parmi les siens du fait de sa petite taille, est aujourd’hui parmi les hommes un objet de convoitise et de violence... Troisième volume de cette formidable saga qu’est « Les Ogres-dieux », on retrouve ici tous les ingrédients qui ont fait le succès des premiers volumes : action, suspense, émotion et réflexion sont toujours au rendez-vous ! Bien évidemment le récit se renouvelle, on prend plaisir à retrouver des personnages familiers, mais qui du fait d’événements tragiques, changent et deviennent différents, pour le meilleur comme pour le pire. Sous couvert de récit fantastique, cette œuvre est une véritable analyse de la psyché humaine : l’œuvre du scénariste Hubert est un reflet de notre société contemporaine, où l’ambition et la cupidité politique, mais également individuelle, sont le véritable danger de toute civilisation. Heureusement certaines valeurs survivent et donnent l’espoir d’un monde meilleur. Cet univers est délicatement mis en image par Bertrand Gatignol, dont le talent n’est plus à redire. Son style, à la fois classique, mais également moderne, fait que son travail sera apprécié par un large public. Sa colorisation noir et blanc et la précision de son trait siéent à merveille au récit de Hubert. Courez vite découvrir cette saga qui n’en finit pas de séduire !  - Michaël

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Le petit Arthur joue au bord du torrent quand de gros nuages noirs envahissent le ciel. Plic-ploc fait la pluie dans le bocal de l’enfant ! la pluie tombe de plus en plus fort et forme partout de petits ruisseaux. Arthur court sous l’averse en riant et vide son bocal dans le torrent. « L’eau de mon bocal se trouve quelque part dans ce tumulte », se dit Arthur. Il décide alors de la suivre, au gré du long voyage de l’eau qui va venir gonfler le lit de la rivière, traverser champs et campagnes, les villes où vivent les hommes et les femmes qui ont tant besoin d’elle et se jeter dans l’océan.

« Le rythme de la pluie » nous saisit tout d’abord par ses illustrations sublimes. Le travail de la couleur, tout d’abord, est incroyable : l’illustrateur arrive à rendre avec beaucoup de justesse les teintes subtiles que prend l’eau en fonction de son environnement. Il joue avec la transparence au fil des pages, utilise de nombreuses techniques (gouache, aquarelle) pour peindre au fil des pages un décor magnifique.

Ce livre aborde avec beaucoup de poésie le cycle de l’eau. Une goutte de pluie se forme, tombe dans la rivière, celle-ci parcours les paysages, et se jette dans l’océan. Là, sous l’effet de la chaleur du soleil, elle va s’évaporer puis devenir nuage, et enfin redevenir pluie. La boucle est bouclée. A travers son voyage on découvre que tout le monde a besoin d’eau. L’humanité, bien sûr : celles et ceux qui n’en prennent pas beaucoup soin, celles et ceux qui en manquent ; les animaux aussi, celles et ceux qui la boivent ou qui y vivent, comme la grande baleine bleue ; mais finalement c’est tout l’écosystème de la planète qui vit au fil de l’eau.


Après plusieurs lectures du rythme de la pluie, je ne me lasse pas d’en observer les illustrations et de replonger dans cet univers coloré, aquatique et onirique. Cet album est un véritable régal pour les yeux.

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Ils sont trois : Canard, Cochon et Lapin. Ils vont accepter, par la force des choses, la mission de livrer un bébé humain à sa famille… Mais, n’est pas cigogne qui veut et nos trois compères, tous plus maladroits les uns que les autres, vont vivre une incroyable aventure… « Un bébé à livrer » est la première bande dessinée de Benjamin Renner, rendu célèbre par son titre « Le Grand méchant renard » adapté au cinéma. Ce titre est une pure merveille d’humour et de mise en scène rythmée. L’auteur excelle dans l’écriture de situations absurdes, jamais méchantes, mais toujours tordantes. Nous suivons les personnages dans leur périple et rions à chaque page, aidé par un dessin expressif et nerveux. Par son écriture, il réussit la prouesse de s’adresser aux enfants et aux adultes. Seul petit bémol, le mal aux zygomatiques que nous procure la lecture de cet ouvrage, mais il parait que cela est bon contre les rides…  - Michaël

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Qu’il y a-t-il sur la lune ? Il y a un guichet, et derrière ce guichet, il y a Jean. Régulièrement, des pensées en tout genre apparaissent : une trompette biscornue, un 10 sur 10, un souvenir de vacances ou un avion tout neuf. Alors Jean les classe, les range, en prend bien soin. Un jour, une petite fille apparait. « Elle n’a rien à faire sur la lune », se dit Jean, « elle doit repartir ». Mais il a beau la catapulter, la coller dans une fusée, l’accrocher à une étoile filante, rien à faire, la petite fille revient toujours ! Alors, petit à petit, Jean va apprendre à cohabiter et à transmettre son drôle de métier…

« Le guichet de la lune » est un bel album mélancolique et onirique. Il pose la question : où s’en vont les pensées lorsque les gens sont dans la lune ? Cette histoire pourrait sortir tout droit de l’imagination d’un·e enfant·e, et c’est en cela que le texte de Charlotte Bellière est très touchant.
Dès le départ, le·la lecteur·rice est intrigué par Jean, et ce qu’il fabrique sur la lune. Au fil des pages, le mystère se délie et ses activités deviennent fascinantes. Le guichetier semble toutefois chagriné d’être parfois désœuvré, car les humains rêvent de moins en moins. C’est pourtant essentiel, de prendre le temps de souffler, s’évader, laisser ses pensées filer !
Les illustrations de Ian de Haes sont douces et la colorisation est magnifique. Le choix des nuances de jaune et bleu est très réconfortant et nous rappelle bien sûr notre beau satellite, la lune.

Cette histoire est parfaite pour les enfant·es qui aiment passer du temps dans la lune et la tête dans les étoiles, qui aiment rêver, tout simplement.