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Fombelle, Timothée de (1973-....)

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1954, New York, deux âmes esseulées vivent en voisinage. Elle, Madeleine, sur sa terrasse, élève des abeilles et ne se remet pas de la disparition de son mari. Lui, Monsieur Days, réside dans l’immeuble en face, cloîtré avec une armée de gardes et des secrets inavouables. Ils ne sont pas du même milieu, pourtant un lien les unit et pourrait les rapprocher... Récit complet d’une efficacité implacable, « Gramercy Park » est un polar à l’atmosphère envoûtante. Les deux personnages principaux nous livrent leur histoire au compte-gouttes en devenant tour à tour narrateur de l’intrigue. Chacun de ces deux récits est bien ficelé et livré de façon chirurgicale, l’ensemble atteint son paroxysme en une conclusion surprenante.

 

Le texte de Timothée de Fombelle est sublimé par les illustrations de Christian Cailleaux, qui nous plongent littéralement au cœur des années cinquante. Rien n’est de trop, rien ne manque dans ce roman graphique, si ce n’est que vous le découvriez par vous-même.

 

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Claire, résistante de dix-neuf ans, attend le retour de son chef de réseau dans un petit appartement parisien. L’heure tardive l’inquiète, et la crainte du pire s’insinue peu à peu. Au lieu de fuir, comme le prévoient les consignes, elle s’installe devant sa machine à écrire. Dans un geste instinctif, presque pour se rassurer, elle commence à imaginer la vie qu’elle pourrait un jour partager avec celui qu’elle aime en secret.
En couchant sur le papier des souvenirs vrais ou inventés, Claire s’accroche à l’amour qui la traverse. Par la force des mots, elle repousse la peur d’être découverte et transforme l’angoisse de la nuit en un souffle d’espérance.
L’écriture vive, poétique et subtile de Timothée de Fombelle nous emporte : on espère, on vit, on rêve avec Claire, au rythme des frappes de ses doigts sur la machine.
En soixante-dix-sept pages, ce récit mélancolique et bouleversant devient une ode à l’imaginaire, à la résistance intérieure, à la puissance des mots et à celle de l’amour.
Magnifique.