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Eustis le vagabond traîne ses guêtres et sa bibine parmi les tournesols, offrant contre un peu de réconfort ou d’argent son art divinatoire. Divinatoire, oui, car notre ami est un satyre et il a bien des histoires à raconter, à commencer par la sienne. Ayant couru la mauvaise nymphe, il a été banni de l’Olympe par Artémis, déesse prude et colérique. Après des siècles d’errance parmi les hommes, Eustis souhaite retrouver le cortège de Dionysos et ses plaisirs éternels. Accompagné de quelques compères, notre satyre entame son épopée vers la félicité. Graphiquement, cette bande dessinée est chiadée. Les références affluent et enrichissent le récit d’un niveau de lecture supplémentaire. La mise en couleur est particulièrement soignée. Les dessins sont superbes... et la narration n’est pas en reste, car particulièrement rythmée et bourrée d’humour. Cette odyssée est sublime. Fabrizio Dori, avec talent, déroule le fil d’une quête éternelle, celle du bonheur, et à travers son dieu vagabond réenchante notre monde.  - Michaël

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Simon, un jeune Anglais de 14 ans un peu rondouillard, est la tête de turc des gamins du quartier. Cela, il le cache à ses parents, de toute façon trop occupés par leurs incessantes disputes. Cette vie pas vraiment folichonne va vite devenir un grand n’importe quoi le jour où il remporte plus de 16 millions de livres en pariant sur une course hippique…

Si le script de départ à l’air assez classique, il n’en est pourtant rien. Ce récit, drame familial burlesque, est un régal de lecture. Les situations s’enchaînent à un rythme effréné et les dialogues ciselés fusent avec malice pour notre plus grand bonheur. Cette comédie dramatique est huilée comme il le faut, d’une fluidité et d’une limpidité d’orfèvre.
Cependant, ce qui fait la vraie originalité de ce titre, ce n’est pas son histoire, mais bien le traitement graphique choisi par son auteur. Oubliez le style franco-belge, japonais ou états-uniens, les aquarelles et autres lavis aux nuances infinies… Bienvenue à l’ère du « stylisé » ! Le récit est illustré d’un point de vue inhabituel : les scènes d’intérieur et d’extérieur nous sont rendues en mode aérien, où transitent des personnages réduits à un cercle de couleur, reliés par un trait à des zones de dialogues. Déroutant… peut-être un peu au début, mais le procédé fonctionne tellement bien que l’on se l’approprie rapidement.

Textes et illustrations sont étroitement liés, la mise en scène novatrice de Martin Panchaud est un tour de force bluffant !

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Les mûres nous plonge dans une nostalgie de fin d'été, ce moment si particulier où l'on sent que les vacances sont bientôt finies mais qu'il reste encore quelques jolis moments à passer... 

 Douceur, finesse et émotions caractérisent cet album aux illustrations sublimes réalisées à la peinture à l'huile, technique assez peu exploitée dans la littérature jeunesse. Cet album est un petit bijou de subtilité, qui nous entraîne dans une belle mélancolie qui parlera même aux petits. 

 

Nolwenn

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Ce grand album traite de nos peurs enfantines, de ces frayeurs qui lorsqu'elles nous pénétraient nous rendaient les nuits impossibles. Simplement, mais intelligemment, les auteurs nous entraînent, par le biais de quatre cauchemars, dans monde de l'enfance torturée. Ils apportent à leur façon un antidote salvateur pour apaiser notre repos. A première vue cette œuvre est destinée aux enfants, mais la force narrative du récit trouvera chez l'adulte un écho certain.  - Michaël

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Jean, interne à l'hôpital, doit faire un stage en gynécologie aux côtés du docteur Karma. Brillante, elle se destine à la chirurgie et fait de la technique l'acmé de sa pratique. En conséquence, elle ne voit pas ce qu'un médecin comme Karma, passant son temps à écouter les patientes, pourrait bien lui apprendre. Le gynécologue expérimenté, quant à lui, est persuadé qu'il a beaucoup à lui transmettre, notamment dans la relation aux patientes. C'est une jeune praticienne certes difficile, brillante, mais ce dont Karma ne se doute pas, c'est qu'elle aussi porte un regard novateur sur la chirurgie et la sexualité. Deux docteurs atypiques dans le même hôpital... Le destin aurait-il placé Jean sur le chemin de Karma pour une bonne raison ? Dans ce récit, le lecteur, la lectrice, suivent un duo improbable né sous la plume de Martin Winckler et recréé ici en bande dessinée par Aude Mermilliod. L'histoire personnelle de Jean et sa relation avec ce médecin complètement autre constituent la trame narrative de ce récit habilement mené. On y croise de nombreuses femmes, quelques intersexes, des hommes aussi, on y lit leurs histoires, belles, féroces, touchantes... des instants de vie parfois légers, parfois difficiles. La colorisation des planches, la mise en page, tout concourt à une immersion délicate dans la vie intime des personnages. Et lorsque vous sentez que l'auteur·rice aime et comprend celles et ceux raconté·es, maniant les dessins et les mots avec justesse comme le fait Aude Mermilliod, c'est tout simplement un bonheur de lecture.  - Aurélie

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Après une première partie très dure qui décrit la cruauté, les codes de la violence en milieu carcéral, on est soulagé pour Joseph qui va enfin retrouver sa liberté;mais à quel prix !
La" robinsonnade" qui  s'ensuit est un vrai régal, un rapport à la nature magnifique ! Mais aussi une lutte contre la solitude : plus d'ennemi mais plus personne à aimer.
Et la grande question existencielle : peut-on vivre seul ?
De très beaux moments de lectures telle l'évocation de la longue et patiente approche de l'animal à apprivoiser.
Mon coup de coeur de cette rentrée !
                                                                   C.


 

 

 

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Lumières tamisées, ou lumières crues Anne-Fleur Multon pose un éclairage franc et sensible sur une histoire d’amour naissante ; un regard contemporain essentiel sur l’amour en général et celui entre deux femmes en particulier.
En ce début de printemps les rues de Paris sont exceptionnellement vides, ses habitant·es confiné·es ont du temps à ne plus savoir qu’en faire, lion·nes en cage entre quatre murs. L’héroïne arrache quelques heures à l’ennui en pianotant sur son smartphone. Un peu désinvolte, elle envoie un message à une personne qu’elle avait croisée en soirée avant tout ça. Quelqu’une qu’elle n’aurait pas forcément recontactée, emportée dans le tourbillon du quotidien pré-pandémie. Bientôt ces instants partagés à distance deviennent de plus en plus profonds, importants, indispensables.


Ce sont ces émotions si particulières qui nous submergent à l’aube d’une nouvelle passion, que décrit l’autrice avec beaucoup de justesse. La fusion des corps exacerbée par le désir et les petits riens du quotidien qui à chaque instant font qu’on a envie de crier « JE L’AIME » à la face du monde.
Le roman nous plonge au cœur de la vie amoureuse de ces deux femmes et plus que leur passion nous partageons leur condition d’homosexuelles, la discrimination, le regard des hommes dans la rue, et le désir d’être mère qu’on leur refuse. Un texte plein d’émotions qui invite la société à plus de tolérance et de respect, car bien sûr chacun·e est libre d’aimer qui elle/il souhaite.


Enfin la forme très moderne du récit, en totale adéquation avec le fond, ajoute encore à la qualité de ce roman.

 

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Elan et sa famille habitent une maison dans la forêt. Tous les soirs après le repas, Elan leur raconte une histoire. Un jour, il se trouve à court d’idée. « Et si tu nous lisais un livre ? » propose sa femme. Mais Elan n’a pas de livre ! Ni Ourse, sa voisine, ni Blairelle, ni Renard, ni aucun·e autre animal·e de la forêt. Elan se rend à la bibliothèque municipale et revient avec une belle pile de livres. Tous les animaux de la forêt viennent écouter les histoires d’Elan, mais bientôt sa maison est trop petite. Alors, une idée germe dans sa tête…

« Le bibliobus » est un album très mignon qui célèbre le plaisir de lire. Nous faisons un petit bon dans le passé à travers l’illustration vintage, des animaux anthropomorphes, tous ces éléments qui nous rappellent telle une madeleine de Proust, les albums de notre enfance.
Inga Moore nous rappelle à quel point la lecture est un loisir agréable, à consommer sans modération. Le récit porte des belles valeurs comme l’entraide, la solidarité, l’amitié. Certain·es trouveront peut-être l’histoire un peu mièvre, mais je dirais plutôt qu’elle offre une petite pause pleine de douceur, tel un bonbon réconfortant et apaisant.

Le bibliobus est un bel hommage aux bibliothèques et aux bibliothécaires : il était difficile pour moi de passer à côté !

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"Ici" est un titre OVNI, mais ô combien jouissif.
Difficile d'imaginer un titre dont la particularité est de nous conter l'histoire d'un lieu, vu toujours du même angle et à des époques différentes qui quelquefois, souvent, se mélangent. Pourtant, le résultat est époustouflant, un album de 300 pages à la réalisation impeccable. Richard McGuire réussit un formidable travail de style et nous livre une fresque historique remarquable. Album de l'année 2015 (Fauve d'Or) au festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2016 : un prix mérité pour une oeuvre unique.

Michaël
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Louis pourrait être un petit garçon comme les autres s'il n'avait pas un secret : son meilleur ami est un loup et il habite dans son placard. Toujours à se taquiner l'un l'autre, à s'aider mutuellement, ils sont devenus inséparables. Alors, lorsque Pépé veut emmener Louis en vacances, ce dernier ne peut se résoudre à l'abandonner. Une drôle de cohabitation s'annonce...  - Michaël
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Hannah Hoshiko est une Nissei, elle est née de parents japonais dans un pays étranger : le Canada. Boucs émissaires au lendemain de la crise de 1929, puis persécutés suite à l’alliance de leur pays avec l’Allemagne nazie, les japonais·es survivent comme iels peuvent dans un pays hostile, pliant l’échine sous les coups répétés de l’administration et de la population.
Jack est blanc, après le décès de sa mère, son père s’est remarié avec une indienne autochtone. Fuyant la « civilisation » il a adopté depuis longtemps le mode de vie des peuples premiers. Il est « creekwalker », son travail consiste à compter les saumons, afin d’établir des quotas de pêche et de préserver, ainsi, l’écosystème de la forêt.


C’est le récit de ces deux êtres, à la marge, que fait avec force sensibilité l’autrice, Marie Charrel. Tour à tour bousculés par l’injustice, heurtés par la mort, blessés par la barbarie, iels perdent l’équilibre, glissent dans les ravines, s’accrochent aux branches et se relèvent chancelants. Les yeux ébahis, le souffle court, nous nous laissons emporter par cette merveilleuse chorégraphie, où s’entremêlent l’opiniâtreté des combats, la confusion des sentiments et la beauté sauvage des paysages. 
Une danse, pleine de mystère où se tissent des liens inattendus. Un magnifique roman construit sur cette question, pierre angulaire : comment trouver dans l’imperfection du monde la beauté nécessaire à la résilience ?

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Natan n’est pas né au bon endroit. Il est Érythréen et pour oublier la misère et la dictature, son père et lui fuient en Éthiopie. Là-bas, les conditions de vie sont les mêmes : misère, famine et violences étatiques. Alors, une nouvelle fois, il se résigne à partir, mais pour l’Europe. Hélas, ce voyage va être également source de bien des malheurs…

Bande dessinée, coup de poing, coup de gueule, « Khat » est un récit violent, un miroir qui nous projette notre inhumanité en pleine face. Inspiré des récits de migrants, Ximo Abadía raconte ces êtres dont les vies ne sont que souffrances et tortures… et cela encore et toujours au 21ème siècle !?
Cette bande dessinée s’adresse à tous les publics, enfants comme adultes, elle agit comme un rappel à la tolérance et à l’entraide, mais surtout interroge nos comportements, notre société.

Au-delà du sujet, ce titre est écrit et illustré de façon remarquable. Ximo Abadía utilise peu de mots pour conter, mais nous entraine dans son univers via sa mise en scène de couleurs, de formes et sa virtuosité à manipuler les pastels. Le tout forme un album de 144 pages dont chacune est une œuvre d’art.

« Khat » est une œuvre puissante et engagée dont la portée va au-delà du 9ème art.

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Selon sa tante, Miyo est une bonne à rien, pourtant elle va réussir à décrocher un emploi dans la boutique de M. Momotoshi, un marchand excentrique spécialisé dans l’importation de toutes sortes de babioles. Une nouvelle vie commence donc pour la jeune orpheline qui va devoir apprendre de nouveaux codes de conduite mais également mettre à profit son talent de divination... Que voici un manga fort sympathique qui devrait trouver un plus large public que celui habitué au genre. Nous sommes sur un récit de type « seinen », destiné aux adultes, mais qui présentement peut être lu par un plus jeune public tant l’histoire est délicate et délicieuse. Nous suivons donc Miyo, tendre et attendrissante avec ses côtés un peu gauche et sa timidité propres aux personnes ayant été dévalorisées dans leur enfance. Même si cela ne constitue pas la trame principale, on devine que Miyo va s’épanouir en trouvant écoute et stimulation auprès de cet étrange M. Momotoshi. Cette intrigue, qui sera le fil conducteur de cette œuvre en 6 volumes, est distillée dans les nombreuses histoires que nous proposent le manga. Les différents chapitres proposent à chaque fois la découverte d’un objet occidental de la fin du 19e siècle et une fiche explicative de son fonctionnement. Loin d’avoir livré tous ses secrets dans ce premier volume, nous attendons avec impatience d’en savoir plus sur le don de divination de Miyo, qui devrait par la suite se montrer d’une extrême importance…  - Michaël

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Série jeunesse prévue en 4 tomes, « Supers » est une histoire de super-héros made in France. Ici, nos protagonistes sont des enfants, livrés à eux-mêmes après la mystérieuse disparition de leurs parents extraterrestres. Ils ne sauvent pas le monde et l’univers, non, ils essaient simplement de s’adapter, de s’intégrer et de passer inaperçu afin de ne pas effrayer par leur différence. Si les supers pouvoirs sont au centre du récit, d’autres thématiques gravitent également : l’adolescence, l’amour, la différence, l’éducation et bien-sûr le vivre ensemble. « Supers » est une série intelligente sur les maux de notre société. Une réussite du genre.  - Michaël

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Chaque été, la famille de Philippe part en vacances sur l’ile de Ré, où elle séjourne chez des ami·es.
Pour l’adolescent, c’est l’occasion de retrouver François, le fils du boucher, Christophe, le fils de pêcheur, de faire la connaissance de Nicolas, un garçon secret qui vient d’emménager avec sa mère, ainsi que d’Alice et son frère Marc, des touristes parisiens.
Nous sommes en 1985, avant le pont et avant que l’île ne devienne un paradis pour privilégié·es. Les téléphones portables n’existent pas et les jeunes ne sont pas rivé·es sur leurs écrans durant des heures, mais peuvent profiter les un·es des autres ensemble.
Philippe savoure cette période, celle de l’inactivité, l’inutilité, la paresse, le silence.

Iels vont avoir 18 ans et jouissent de l’insouciance de leur âge, des premiers émois amoureux.
Pourtant, il suffira d’une seule nuit pour que rien ne soit plus jamais comme avant.

Derrière l’ambiance légère des années 80, du top 50, des baby-foot, des flippers, des bornes d’arcade…, Philippe Besson retrace avec justesse, pudeur et sensibilité un drame vécu lors de sa jeunesse.
Grâce à son écriture fluide, sincère et sans fioritures, l’auteur nous fait entrer sans voyeurisme dans l’intimité psychologique de ses personnages attachants.

Un récit nostalgique et poignant sur l’adolescence, qui explore les thèmes de l’amitié, de l’homosexualité, de la fragilité de la vie et de la beauté de l’instant présent, en nous touchant en plein cœur.