Pouchet, Victor (1985-....)
Orso et Marie s’aiment profondément. Leur couple, jusque là harmonieux, vacille lorsqu’une terrible épreuve vient bouleverser leur quotidien. Pour échapper au chagrin, ils se lancent dans un road trip improvisé : un tour de France des musées insolites.
Dans cette échappée, ils tentent de retrouver leur âme d’enfant, mise à mal par la triste réalité du monde adulte. Les situations qu’ils traversent, comme leurs émotions, sont ponctuées de références cinématographiques, musicales ou littéraires, ou encore de métaphores sensibles et évocatrices.
Au fil des pannes de voiture, des fêtes de village et des rencontres improbables, la vie revient peu à peu, simple, joyeuse, presque légère.
Victor Pouchet signe un roman d’amour où se mêlent humour, tendresse et résilience. Avec justesse et poésie, il aborde le deuil, célèbre la force des chemins de traverse et rappelle l’importance de préserver son âme d’enfant.
Le titre « Voyage, voyage » fait immédiatement surgir dans les esprits la célèbre chanson de Desireless. Pour ma part, le roman aurait aussi pu faire écho à ces mots : « Y’a que les routes qui sont belles, et peu importe où elles nous mènent… », extraits de « On ira » de Jean-Jacques Goldman.
Un texte lumineux, touchant, drôle.

