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Nom d'utilisateur·rice :
Sylvie

Tout commence par un ciel noir, il pleut des cordes, les enfants et même le chien semblent s’ennuyer. Une journée à rester enfermés dans la maison ? Et bien non ! La joyeuse bande ne va pas laisser quelques gouttes gâcher leur bonne humeur. Au contraire, il faut sortir, courir, chanter, danser, jouer, sauter dans les flaques… Et se dire « Quelle belle journée ! », « Quel temps rêvé ! ».


Richard Jackson, nous entraîne dans une histoire pleine de joie de vivre et d’insouciance enfantine. Au fil des pages, le ciel s’éclaircit, les copains et copines rappliquent, les parapluies s’envolent… Le vent semble porter les enfants dans leurs jeux et on a vraiment envie de les suivre dans ce moment de rires et de liberté.


Les dessins de Suzy Lee illustrent parfaitement le texte simple et enjoué. Les crayonnés noir du début laissent, petit à petit, place à des traces de bleu, puis de vert, de jaune et même de rose. Elle colorie les pages au rythme du changement de temps et de la nature qui s’illumine après la pluie. 


« Une si belle journée ! » est un album optimiste et positif qui fait du bien. C’est un véritable hymne à la joie, à la légèreté, à l’enfance, à la capacité de vivre l’instant présent pleinement.

C’est à nous de décider de mettre des couleurs dans notre vie pour la rendre belle.
 

Quatre ami·es insectes sont à la recherche d’un endroit extraordinaire où vivre. Abeille veut des fleurs, Coccinelle des feuilles, Scarabée des arbres et Libellule une marre. Hélas en ville c'est compliqué de trouver un coin parfait. Entre voitures, déchets ou insecticides, il y a toujours quelque chose qui gâche le lieu. Les petit·es protagonistes arriveront-iels à dénicher le paradis idéal qui conviendra aux besoins de tous et toutes ?

Lucy Cousin aborde dans cette histoire le thème de l’écologie et des différents types de pollutions de manière ludique. Le texte est simple et les illustrations très colorées. Les petites bêtes sont représentées avec un air drôle et sympathique. Cela incitera certainement les enfants à observer les insectes qui les entourent, à en prendre soin et pourquoi pas à leur créer des petits espaces de nature.

Cet album est un joli moyen pour sensibiliser les jeunes lecteur·rices à l’environnement.

L’été s’achève, une famille se prépare à quitter sa résidence estivale. On boucle les valises, on ferme le parasol et les volets. Le cœur lourd il faut dire au revoir aux voisin·es, sans ne rien laisser paraître et reprendre la route du retour. Pour alléger sa peine, la fillette câline son panda en peluche. Dans la voiture le père met la radio et tous·tes chantent à tue-tête. Quand les montagnes ont disparu, la mère propose un pique-nique pour tenter de prolonger un peu le séjour…


L’autrice a su capter la nostalgie qui marque l’instant de la fin des vacances et la difficulté de quitter un endroit agréable. Elle nous montre le bonheur puisé dans les petites choses simples et comment il est possible d’étirer le temps en profitant pleinement de ce qui nous entoure.
Les illustrations viennent merveilleusement compléter le texte. Les teintes lumineuses, les traits ronds aux contours flous évoquent en douceur cette fin d’été et la lenteur du temps gagné.


« Fin d’été » est un très bel album sur la complicité et l’amour familial et un joli moment de lecture à partager avec tendresse.

Un matin, Castor décide de partir de chez lui en radeau, à la conquête de nouveaux horizons. « Au revoir, rive et forêt ! Au revoir les ami·es ! Je veux voir le monde, je veux l’explorer. L’aventure m’attend, je suis prêt ! »

Après avoir longtemps pagayé et s’être beaucoup éloigné, notre rongeur se met à douter « Comment vais-je retrouver mon chemin ? ». Heureusement il croise Akita, un chien qui parcourt le monde en montgolfière et lui propose son aide. Les deux compères vont survoler la planète, nous entrainant ainsi dans un magnifique voyage à la découverte de différents modes de vie et d’habitats animaliers : de la tanière de l’ours polaire à la ruche des abeilles, en passant par la vie souterraine d’une termitière ou encore les fonds marins.

L’histoire est construite sous forme de questions/réponses, entre le chien qui demande à chaque étape, « Est-ce ta maison ? » et le castor qui lui répond en expliquant qui vit dans cet endroit.

Une véritable amitié va se nouer entre les deux personnages.

Les grandes illustrations sur double page sont remplies de détails qui captent le regard. A la fin de l’ouvrage un planisphère permet de retracer le périple des deux amis et de situer les lieux visités.

C’est un très bel album qui invite les enfants à la curiosité, à l’observation et à l’exploration d’une nature parfois insoupçonnée.

L’histoire commence dans une bergerie, entre la plaine et les hauts sommets. Un homme, « Le berger », en soigne un autre, « L’assassin », blessé par balle à la cuisse. Des deux protagonistes, nous n’en saurons pas beaucoup plus, si ce n’est qu’ils vont devoir s’entraider pour survivre et traverser la montagne, sur fond de Seconde guerre mondiale.

Henri Meunier entraine les lecteur·rices dans un récit fort et poignant. Avec ses non-dits, il nous pousse aux questionnements sur la confiance en autrui, la notion de bien et de mal, et le fascisme. L’écriture et les dialogues sont empreints de poésie et d’une certaine philosophie.

Grâce à ses magnifiques illustrations pleine page, Régis Lejonc donne vie à un troisième personnage : « La montagne ». L’illustrateur la connait bien, puisqu’il y passé son enfance et son adolescence à la contempler au pied de La Tourette en Haute Savoie. Il la dessine ici sous tous ses différents aspects. Parfois verdoyante, rouge, enneigée, au clair de lune ou bien encore dans la pénombre menaçante.

L’atmosphère est particulière et pesante, on ressent la tension engendrée par la situation. La cordée formée par les deux héros symbolise l’équilibre qu’ils doivent maintenir entre eux. Si l’un fait un pas de travers, il entraine l’autre dans sa chute. Leurs destins sont liés.

« Le berger et l’assassin » est un très beau roman au format album A4, à couper le souffle. On y retrouve les thèmes de la confiance, du dépassement de soi et de l’instinct.

Je le conseillerai à partir de 10 ans pour des enfants déjà à l’aise avec la lecture, mais il plaira tout autant aux adultes, notamment aux amateur·rices de romans graphiques.

Mallory, 15 ans, et son père se sont lancés un défi : faire ensemble l’ascension du mont Everest. Iels ont suivi une longue préparation en amont, notamment la montée du Qomolangma culminant à 8000 mètres. L’aventure commence dans le camp de base, au pied de la montagne, avec les différents allers-retours par palier afin d’acclimater le corps à l’altitude, à l’effort et au manque d’oxygène.
La jeune fille ne craint pas le vide ni les épreuves, mais elle ne se doute pas dans quoi elle s’est embarquée. L’expédition va lui réserver bien des surprises plus ou moins agréables.

« 8848 mètres » n’est pas uniquement la hauteur de l’Everest ou un roman sur la montagne et l’alpinisme, même si chaque étape de l’expédition est extrêmement bien documentée. Les personnages sont attachants et l’écriture fluide nous accroche à la cordée pour nous tenir en haleine tout au long de l’aventure.

L’autrice nous fait découvrir également l’autre facette du « Toit du Monde », les comportements de femmes et d’hommes peu scrupuleux·ses qui abandonnent leurs déchets, le travail des associations pour nettoyer et sensibiliser le public à l’écologie et au réchauffement climatique. C’est aussi une approche du bouddhisme et de la spiritualité. La confrontation à la mort est évoquée puisque chaque année des personnes périssent en montagne.
Silène Edgar nous offre un roman « vertigineux » , plein de courage, d’entraide et de persévérance.

En suivant la quête de Mallory, je suis passée par toutes sortes d’émotions. Je ressors de cette lecture avec des envies de défis et de sommets à atteindre.

Eunice Kathleen Waymon vint au monde le 21 février 1933, dans la petite ville de Tryon, en Caroline du Nord. Elle apprend à chanter avant de savoir marcher et à jouer du piano sur les genoux de son père. En grandissant elle se rend compte que son talent ne suffit pas. Sa couleur de peau lui ferme plusieurs portes, mais la jeune fille ne renonce pas. Eunyce se fait engager dans des bars comme pianiste, puis chanteuse. Elle trouve sa voix, se découvre un style original, mêlant musique classique et sacrée à des tubes du moment auxquels elle ajoute son timbre brut et parfois triste.

Traci N. Todd nous immerge dans l’histoire incroyable de Nina Simone, talentueuse chanteuse de jazz et ambassadrice de la lutte contre le racisme. L’écriture simple et fluide s’adapte bien aux jeunes lecteur·rices .

Christian Robinson illustre merveilleusement cet album en utilisant peinture et collages.

A la fin, on trouve un petit dossier complémentaire sur la vie de l’icône.
Un livre magnifique et puissant pour faire découvrir aux enfants la lutte contre le racisme à travers le destin d’une des plus grandes voix du jazz. Cet ouvrage ravira également les plus grand·es. Il ne manque plus à ce petit bijou, que le son, car il n’est jamais trop tôt, ni trop tard pour écouter ou réécouter Nina Simone.

Le soleil se lève sur la savane, petit singe se réveille et il a faim. Hélas en descendant de son arbre il ne trouve plus qu’une peau de banane. Mais qui a bien pu manger les autres ? Notre petit héros se met en route pour trouver la/le coupable auprès des habitant·es de la savane.

Voici un album drôle et coloré, où l’enfant suit un sympathique personnage dans sa quête de nourriture et découvre ainsi les différents animaux. L’histoire capte l’attention jusqu’au bout du livre car rien ne laisse pressentir la fin de l’histoire.

De la même autrice, Juliette Parachini-Deny, vous aimerez aussi « Pablo veut changer de peau ».

C’est bon moment de lecture et de détente à partager.

Mémé avait prévu de lire tranquillement dans le jardin. Seulement voilà il y a beaucoup trop de bruit autour d’elle. La mère qui passe la tondeuse, la fille qui écoute la musique à fond, le chien qui aboie… « Y en a marre ! », mamie décide donc de partir à la plage. Hélas toute la tribu trouve que c’est une excellente idée et souhaite l’accompagner. Grand-mère réussira-t-elle enfin à trouver du calme ?

L’autrice dresse le portrait d’une mamie très ingénieuse. Le texte court et les dessins expressifs et pleins de détails donnent du rythme à l’histoire, et fait bien ressortir l’énervement de Mémé.

C’est un album très drôle et divertissant avec une chute inattendue bien trouvée.

Une jolie petite princesse, tout de rose vêtue, à côté de son élégant carrosse assorti à sa tenue, est en pleine réflexion : « il est joli, mais… ».
Notre héroïne y apporterait bien quelques modifications. Un changement de couleur, du bleu par exemple, des roues plus adaptées aux chemins boueux… La fillette prend ses outils et n’hésite pas à se lancer elle-même dans les travaux. Au fil des pages nous assistons à la transformation du véhicule en un engin volant tout terrain.

Les illustrations sont drôles et bien détaillées, le texte simple convient parfaitement à la compréhension des tout·es petit·es.
Séverine Huguet nous offre un album qui balaye les stéréotypes de genre.

Qui a dit que les princesses ne savent pas bricoler ?
Dans la même collection et le même esprit vous aimerez aussi « Ma poupée » de Annelise Heurtier.